Le groupe Lactalis a reçu le feu vert des autorités sanitaires pour reprendre la commercialisation de la poudre de lait infantile produite dans son usine de Craon (Mayenne), touchée fin 2017 par une contamination aux salmonelles, a annoncé le ministère de l'Agriculture le 18 septembre. "Le préfet de la Mayenne, en concertation avec le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, a autorisé ce jour la reprise de la commercialisation des poudres de lait infantile du site de Craon", a précisé le ministère dans un communiqué. Le 4 juillet dernier, le préfet avait autorisé la reprise des activités de séchage et de conditionnement de poudres de lait infantile, mais sans commercialisation possible des produits.
Il est précisé que l'activité de l'établissement reste "strictement encadrée par le préfet de la Mayenne qui a imposé une transmission régulière de tous les résultats du plan d’autocontrôle à ses services, ainsi qu’une obligation d’information immédiate de toute détection de salmonelle (produits finis et/ou environnement de production)". Des inspections régulières et inopinées de l’entreprise sont également programmées.
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Une décision de reprise de commercialisation que Foodwatch a immédiatement jugé "inacceptable". Alors que le ministère de l’Agriculture indique que les conditions sanitaires sont aujourd’hui réunies, Karine Jacquemart, directrice de l’ONG, affime qu'à ce jour « nous n’avons aucune garantie que les nombreux dysfonctionnements dans l’affaire Lactalis, qui vont bien au-delà des aspects sanitaires, ne vont pas se reproduire. L’enquête judiciaire préliminaire est toujours en cours. Et les conclusions de la commission d’enquête parlementaire n’ont même pas encore été prises en compte. Il serait très grave que Lactalis et tous les acteurs impliqués s’en tirent en toute impunité ».