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Chlordécone aux Antilles L’Afssa liste les aliments les plus contaminés

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L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments vient de rendre son évaluation sur l’exposition alimentaire de la population antillaise vis-à-vis du chlordécone, insecticide fortement utilisé pour lutter contre le charançon du bananier.

L’Afssa a repéré huit aliments considérés comme «vecteurs», ou les plus contributeurs à l’exposition de la population. Ces huit aliments ont été identifiés les uns en raison de leur forte contamination (la dachine ou madère, la patate douce, l’igname et la carotte), les autres en raison de leur forte consommation (concombre, tomate, melon et viande de poulet). Pour ces aliments, l’Afssa a fixé une limite maximale de 50 microgrammes par kilo (µg/kg) de poids frais d’aliment en chlrodécone, afin de «réduire l’exposition chronique au chlordécone au-dessous du seuil toxicologique de référence considéré comme sans risque pour la santé humaine», précise l’Afssa. Le respect d’une limite de 200 µg/kg pour toutes les autres denrées permet d’assurer que le seuil d’exposition aiguë ne serait pas dépassé. «Cette limite prend en compte le cas d’aliments consommés de manière ponctuelle mais pouvant être fortement contaminés tels que le tilapia (poisson d’élevage en eau douce) ou le crabe», précise l’Afssa. L’agence soulève le problème de l’impossibilité des contrôles des aliments provenant des jardins familiaux. Elle recommande aux familles antillaises qui exploitent un jardin de ne pas consommer de dachine ou de patate douce plus de deux fois par semaine.

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Selon le rapport d’information sur le chlordécone aux Antilles conduit par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale et rendu public en juillet 2005, 30 % des échantillons analysés de légumes racines comme la patate douce ou la dachine, sont contaminés (courrier de la DGAL en 2003). Les niveaux de contamination relevés par la DDCCRF varient de 40 à 940 µg/kg en 2003 et 2004.