Abonné

Nouvelles technologies L’aide à la décision en pleine révolution

- - 3 min

Avec l’apparition de nouveaux outils (satellites, capteur…) pour surveiller leurs cultures, les agriculteurs disposent de plus en plus de données (couverture végétale, météo…) pour conduire leurs exploitations.

La ferme du futur sera peut-être entièrement robotisée. En attendant, ce sont les méthodes de collecte de données et les outils d’aides à la décision qui se multiplient. La conférence organisée à l’occasion du SIMA (Salon mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage) le 25 février par le magazine Agriculture et nouvelles technologies, sur les technologies qui feront l’agriculture de demain a permis de brosser un aperçu de ce que seront les futurs outils d’aides à la décision des agriculteurs.

Un gain de compétitivité

La détection et la localisation de la quantité de biomasse dans un champ par la technique des infrarouges est déjà bien maîtrisée, que ce soit depuis un satellite (précision de 5 m), un avion (précision de 50 cm) ou directement un tracteur. Les données ainsi collectées peuvent être utilisées pour appliquer un produit phytosanitaire ou un fertilisant de manière très précise afin de limiter la consommation d’intrants. Mais les applications de cette technique ne s’arrêtent pas là. Sur une parcelle de vigne, l’estimation de la quantité de biomasse permet de déterminer les rendements des différentes zones. Il est possible ainsi réaliser un îlotage de la parcelle pour produire plusieurs cuvées avec un raisin plus homogène.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Intégrer une multitude de données

Par contre, « aujourd’hui, nous en sommes à la préhistoire dans le domaine de la prévision météorologique agricole », a indiqué Denis Boisgontier, expert de la société Cap 2020. Selon lui, de nouvelles technologies vont bientôt permettre de révolutionner le secteur comme l’utilisation des antennes de téléphonie mobile pour estimer la quantité d’eau qui tombe sur une parcelle (en mesurant l’atténuation du signal par temps de pluie). Que ce soit dans le domaine des prévisions météo, des attaques de parasites ou du manque d’eau, l’essentiel pour l’avenir, selon les experts réunis, sera l’intégration d’une multitude de données à l’échelle, bien sûr, d’une exploitation mais surtout d’un territoire (canton, zone de collecte d’une coopérative…) pour conseiller au mieux les agriculteurs dans leur travail quotidien.