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Environnement Lancement d’un projet international sur l’avenir du secteur de l’élevage

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Comment imaginer l'élevage de demain alors que la demande alimentaire mondiale va bondir de 70% d'ici 2050 ? Tel est l’objet du projet de recherche lancé le 2 mars 2011 par un groupe d'instituts de recherche d'Europe, du Brésil et d'Afrique. Au total 25 partenaires publics et privés participent à ce projet mené sur quatre ans et co-financé par la Commission européenne.

Ce projet (AnimalChange), qui associe des instituts de 12 pays de l'UE, de Tunisie, de Turquie, du Sénégal, d'Afrique du sud, du Kenya, du Brésil et de Nouvelle Zélande ainsi que l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) vise à développer des scénarios et modèles tant biophysiques que socio-économiques pour préparer des schémas d'élevage de l'avenir. L’élevage est responsable actuellement de 37% des émissions de méthane, de 65% des émissions de dioxyde d’azote et de 9% des émissions de dioxyde de carbone. Mieux comprendre la manière dont les politiques publiques mises en œuvre sur l’énergie, le climat ou l’agriculture, peuvent affecter les liens entre climat et élevage devient donc urgent, selon ces instituts de recherche. « Les résultats vont permettre d'améliorer les outils d'estimation des gaz à effet de serre et de proposer des actions pour les réduire et des mesures pour adapter les élevages aux changements climatiques », a précisé Jean-François Soussana, directeur scientifique de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) qui coordonnera l’ensemble de ces travaux. Les responsables de ce projet ont l’intention d’apporter des premières données sur un élevage de l'avenir tenant compte du changement climatique lors de la prochaine évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) attendu en 2013.

Les projections de la FAO

La demande alimentaire va croître d’environ 70% d’ici à 2050 selon les projections de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les produits animaux sont particulièrement concernés par cette augmentation, en raison notamment de l’augmentation de la population dans les pays en développement, mais aussi des habitudes alimentaires. Ainsi la production de viande pourrait doubler (229 millions de tonnes dans les années 2000 contre 470 millions en 2050) et celle du lait passer de 580 à 1 043 millions de tonnes.

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