Abonné

L’Anev explique à Emmanuel Macron en quoi la campagne anti-cancer discrimine le vin

- - 2 min

L’Association nationale des élus de la vigne et du vin (Anev) a adressé le 8 septembre au président de la République Emmanuel Macron un courrier dans lequel elle explique en quoi la campagne des autorités de santé sur les facteurs de risque de cancer discrimine le vin. « Un tire-bouchon figure sur un visuel de cette campagne et cible donc le vin au lieu de viser l’ensemble des alcools », décrit-elle. Cela « en infraction avec le code de la santé publique qui prévoit une absence de discrimination entre les alcools ». « Il est difficile d’admettre que le vin, qui est devenu aujourd’hui une boisson occasionnelle, de plaisir et de convivialité, soit ainsi stigmatisé », souligne-t-elle. Le courrier pointe l’inopportunité de la campagne : « En plein États généraux de l’alimentation, ce visuel est mal reçu et incompris par la filière viticole ». Enfin l’Anev s’interroge sur les répercussions du message des autorités de santé à l’international : « Que vont dire les exportateurs à leurs clients qui vont s’étonner d’une telle campagne dans le pays du vin qu’est la France? ». La lettre, signée par François Patriat, co-président de l’Anev, et par Francis Fabre, secrétaire général de l'Anev, exprime son « mécontentement » et appelle au retrait du tire-bouchon du visuel. François Patriat est un homme politique, ancien ministre de l'Agriculture, ancien président de la région Bourgogne et proche d'Emmanuel Macron.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.