S'il fallait une période pour rappeler à quel point l’agriculture est sujette aux aléas du climat et du marché, l’année 2003 correspond exactement à cette période. Sur le plan du climat, les paysans français ont connu tous les extrêmes : gel d’hiver ou du printemps, sécheresse d’été, canicule d’août et enfin inondations d’automne. Un siècle d’aléas climatiques en miniature, en quelque sorte, qui a rejailli sur la manière dont les marchés se sont comportés. Là encore, l’année a été celle de tous les scénarios, de tous les extrêmes. Une forte baisse des rendements en céréales qui a conduit à une vive hausse des prix ; une nette diminution des prix, au contraire, pour la production porcine ; diminution notable aussi, des tarifs laitiers malgré une production restée sage ; forte baisse de la production viticole ; diminution de la consommation pour la viande ovine mais avec un maintien des cours, phénomène également remarqué pour la viande bovine ; baisse sensible de la production de fruits et, dans une moindre mesure de celle des légumes, plus ou moins compensée par des prix de marché en hausse, etc. Autant d’aléas que ne connaissent pas d’autres secteurs de production et qui justifient, si besoin était, une politique agricole active. Agra livre, ci-après, une rétrospective des principaux marchés agricoles en 2003, à l'aide, notamment, des analyses réalisées par le service statistiques du ministère de l'Agriculture (Scees).
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