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Pommes de terre Le GIPT se félicite de la croissance retrouvée

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Les volumes de pommes de terre transformés par les industries alimentaire et féculière ont augmenté, a indiqué le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT), lors de son assemblée générale le 15 mars.

Qu’il s’agisse de l’industrie alimentaire, pour la fabrication de frites, chips, purées déshydratées, ou de l’industrie de la fécule, pour la fabrication d’amidon, la mise en œuvre de pommes de terre a augmenté.
« Après trois années de baisse, l’approvisionnement des industriels français repart à la hausse » : 1,1 million de tonnes, contre un million de tonnes la campagne précédente, soit +11 %, a relevé le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT). « La demande a bien résisté malgré la crise économique », notamment grâce à l’exportation.

Hausse des achats par les ménages français

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La consommation de produits transformés à base de pommes de terre par les ménages français « poursuit son évolution positive », appuyée par le dynamisme du segments des frites et spécialités surgelées (+4,8 %), et pour un moindre volume, des chips, a souligné Pascal Foy, nouveau président du GIPT. Mais malgré cette progression, la balance commerciale française est restée déficitaire, à 294 000 tonnes.
Outre les approvisionnements en hausse pour l’industrie hexagonale, la pomme de terre française s’est exportée à hauteur de 500 000 tonnes pour l’industrie en Belgique, Italie, Espagne. Mais les importations françaises de pommes de terre pour l’industrie basée en France ont augmenté de 50 000 tonnes, montrant que le potentiel de marché existe, mais qu’il n’est pas pris entièrement par les opérateurs hexagonaux.
S’agissant de la pomme de terre pour la fécule, les volumes mis en œuvre ont atteint 977 000 tonnes, a ajouté le GIPT, faisant le bilan de la campagne écoulée, contre 898 000 tonnes la campagne précédente. Le marché de la fécule a bénéficié d’une bonne tenue de ses prix, du fait du maintien de prix élevés pour les céréales.
Pascal Foy a profité de cette assemblée générale pour rappeler deux principes qui contribuent à la solidité du secteur : une discipline collective stricte qui fait que dans le domaine semencier, l’auto-consommation de plant fermiers n’est pas souhaitée, car l’objectif premier est de conserver le territoire français exempt de toute maladie de quarantaine, atout que n’ont pas les autres pays, y compris les Pays-Bas. Et une interprofession soudée, mais qu’il faut défendre, a-t-il dit en substance : « Une interprofession n’est pas une organisation de malfaiteurs. Mettons fin à cette suspicion qui commence à se développer autour des interprofessions », a-t-il déclaré, faisant allusion aux attaques juridiques de l’Autorité de la concurrence.