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Le Gouessant veut développer le sarrazin

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La coopérative aux 4 500 adhérents et 863 salariés (Lamballe, Côtes d’Armor) a réalisé l’an passé un chiffre d’affaires de 806,6 millions d’euros, en hausse de 4,5 %. La nutrition animale (767 000 tonnes d’aliments fabriqués l’an passé) et les productions animales – 565 000 porcs commercialisés, 50 000 tonnes de volaille-chair (poulets et dindes) produites, 615 millions d’œufs – constituent toujours la colonne vertébrale de la coopérative (90 % du chiffre d’affaires). Dans ce secteur, la coopérative a moins reculé que l’ensemble du marché. Le Gouessant n’a perdu que 0,7 % de volumes d’aliments entre 2022 et 2023 alors que le marché a reculé de 4,8 %. En porcs, le groupement maison Syproporcs a abandonné 2,6 % sur un marché en baisse de 4,8 %. La volaille reste à peu près stable, la ponte est en légère décroissance. Le Gouessant met en avant ses innovations en réponse aux attentes sociétales, notamment sur le bien-être animal : son système d’élevage Physior en porc, la certification « Nature d’Éleveurs » du groupe LDC de « la quasi-totalité de ses éleveurs de volailles », son « Pack services » centré sur le développement de valeur par le végétal.

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La coopérative a dévoilé un plan stratégique appelé « Génération (s) Le Gouessant ». Après avoir investi il y a quatre ans dans un silo de stockage à Châteaubourg (avoine, blé meunier, pois, féverole…) pour proposer des débouchés nouveaux à ses producteurs, la coopérative développe la culture de sarrazin (6 000-7 000 tonnes actuellement). Avec un objectif autour de 15 000 tonnes d’ici quatre-cinq ans. Si la coopérative a nettement ralenti ses investissements l’an passé (8,9 millions d’euros contre 14,3 l’exercice précédent) pour réduire ses coûts dans un contexte inflationniste, elle multiplie les projets cette année ; 18 millions d’euros sont budgétés dans l’accroissement de ses capacités de transformation de pommes de terre (alimentation humaine) et de son site de production d’aliments nutritionnels pour animaux (Newborn Animal Care), notamment.

Un objectif autour de 15 000 tonnes d’ici quatre-cinq ans