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Le gouvernement précise son calendrier

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Les Etats généraux de l’alimentation débuteront un peu plus tard que prévu. Le discours d’Emmanuel Macron aura lieu « autour du 20 juillet », si bien que les premiers ateliers, qui devaient débuter le 17 juillet, sont reportés de quelques jours. La même semaine, Edouard Philippe a annoncé le report de la transformation du CICE en baisse de charges à 2019 au lieu de 2018.

Alors qu’il était jusqu’ici annoncé vers le 10 juillet, le discours d’ouverture des États généraux de l’alimentation par le président de la République Emmanuel Macron est désormais attendu « autour du 20 juillet », explique-t-on au ministère de l’Agriculture, le 5 juillet. Si bien que les ateliers de la première phase, consacrée au partage de la valeur, qui devaient débuter le 17 juillet sont reportés de quelques jours. Des réunions interministérielles ont lieu toute la semaine du 3 au 7 juillet pour finaliser l’organisation de cet événement ; elles doivent se terminer en fin de semaine. L’objectif – terminer la première phase des États généraux avant le début des négociations commerciales en octobre – est maintenu, explique-t-on.

La même semaine, le Premier ministre Edouard Philippe est revenu sur l’organisation des États généraux lors de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. Ils « reverront le partage de la valeur dans le secteur agricole. Il n’est pas admissible que des agriculteurs ne puissent pas se verser un revenu décent et vivent sous le seuil de pauvreté. Ce n’est pas admissible, c’est pourtant courant ». Ces États généraux devront aussi « conforter notre confiance en une agriculture saine ; penser, construire nos modèles futurs, notamment en examinant sans faux-semblant la question des pesticides et des perturbateurs endocriniens ».

Transformation du CICE reportée, hausse de la CSG maintenue

Edouard Philippe a par ailleurs annoncé que le Crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) serait transformé en allégement de charges en 2019, soit un an plus tard que prévu. « Le Cice sera transformé en un allégement de charges, qui seront nulles au niveau du Smic », a-t-il déclaré. « La réforme entrera en vigueur au 1er janvier 2019 », a-t-il précisé.

Le Premier ministre a en revanche confirmé l’entrée en vigueur dès 2018 de la hausse de la CSG, pour compenser la suppression des cotisations salariales. Il a par ailleurs annoncé que le taux d’impôt sur les sociétés passera de 33 à 25 % d’ici 2022. « Les entreprises doivent retrouver l’envie de s’installer et de se développer sur notre sol plutôt qu’ailleurs », a-t-il dit, en annonçant une série de mesures fiscales qui « seront votées d’ici cette année et engagées dans les deux ans qui viennent ».