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Volaille Le label rouge progresse moins vite que le marché

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Avec 121,7 M d’animaux mis en place dont 100,3 M labellisés, la volaille label rouge a enregistré en 2010 un léger repli par rapport à 2009 (- 3 % avec une semaine de moins). Cette situation de repli est généralisée, à quelques exceptions près (canard, oie, chapon de pintade). Le poulet représente à lui seul 103 M de mises en place et 88 M de labellisations.
A moyen terme, les volailles label retrouvent leur niveau d’avant l’ESB. A plus court terme, le léger recul pourrait être le fruit d’une nouvelle offensive du poulet standard. « Les marques communiquent sur le poulet standard. Elles créent de la nouveauté sur leurs produits et cela dynamise les mises en place et les mises en avant », relève Marie Guyot, du Synalaf. Une situation d’autant plus inconfortable pour la volaille label que certaines marques ont adopté une communication axée sur des valeurs qui sont celles du label rouge, risquant ainsi d’entraîner une certaine confusion pour les consommateurs.
Si le label rouge pèse toujours plus de la moitié des achats de poulets PAC (- 1 point), les découpes label rouge restent sous représentées avec 10 % du marché des découpes, du fait d’un coût dissuasif pour les consommateurs. En extrapolant les quantités achetées par les ménages du panel Kantar, le Synalaf observe que les quantités de poulets PAC Label Rouge et bio augmentent, mais moins vite que le marché. C’est vrai aussi pour les découpes de poulets label rouge. Seules les découpes de poulets bio augmentent plus vite que le marché, mais leur part reste très faible (3,5 % du marché).
A noter, la volaille label rouge a choisi de revenir en télévision cette année avec un spot de 8 s. Objectif, entretenir la notoriété du label, notamment auprès des jeunes générations.

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