Le groupe Panzani a annoncé la fermeture de son site Lustucru-riz d’Arles, du fait des dégâts causés par les inondations. 146 emplois sont concernés. L’activité riz (65 millions d’euros de CA) représente près de 15 % de l’ensemble des activités de Panzani (450 millions d’euros).
Le groupe Panzani a annoncé la fermeture définitive de son usine Lustucru-riz à Arles (Bouches-du-Rhône), qui était à l’arrêt depuis les inondations de décembre 2003. « Le site est resté trois semaines sous les eaux et nous avons stoppé toute activité pendant tout le mois de décembre », explique Michel Peudevin, président de la filiale de Panzani Lustucru-riz. Selon lui, les expertises et contre-expertises réalisées sont formelles : le sous-sol de la zone industrielle reste instable et l’on ne peut envisager d’importants stockages sur la zone. L’investissement nécessaire à la remise en route de l’usine atteindrait les 28 millions d’euros, une somme « que l’on ne peut pas investir tant que le risque persiste», ajoute-t-il. Les marques Lustucru et Taureau Ailé, habituellement leaders de leur marché avec 36,5 % de parts, sont « tombées » à 27,5 % de parts de marché au mois de février.
Plus de site industriel
De l’usine d’Arles sortaient chaque année 40 000 tonnes de produits finis, mais l’industriel ne souhaite pas construire de nouveau site. Pour assurer l’activité commerciale, il s’est tourné dès le mois de janvier vers des entreprises européennes. Aujourd’hui, il fait appel à huit sous-traitants d’origines diverses (France, Hollande, Belgique, Espagne et Italie) : « Tous étaient en surcapacité de 30 %, explique Michel Peudevin. A terme, nous allons nouer des accords de coopération avec deux ou trois industriels».
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La fermeture du site concerne 146 emplois. Des possibilités de reclassement sont envisagées dans d’autres usines de Panzani : 40 postes à Marseille (90 km d’Arles), de 70 à 80 postes à Lyon et 40 en région parisienne. « Si cette proposition ne convient pas, nous envisageons une deuxième solution, qui consisterait à travailler avec un cabinet de reclassement pour que les employés trouvent des places localement, avec des mesures incitatives vis-à-vis des entreprises intéressées», précise Michel Peudevin.