Abonné

Pac Le Modef vise la justice sociale

- - 3 min

Le syndicat des exploitants familiaux milite pour surprimer les 52 premiers hectares, recoupler au maximum les aides pour aider l’élevage, et inciter à la culture de protéines végétales.

C’est avec un objectif de justice sociale que le Modef veut que soit francisée la Pac. C’est pour ça qu’il plaide pour une convergence à 100% d’ici 2019, pour « que soient harmonisés les montants des futurs droit à paiement de base à l’échelle nationale ». C’est pour ça qu’il propose que 30% de l’enveloppe du 1er pilier, le maximum possible, soient consacrés à financer la surprime des 52 premiers hectares. Le syndicat va même plus loin, en suggérant de réserver cette surprime aux exploitations de moins de 100, voir 200 hectares, afin d’augmenter les subsides des petites structures avec le budget rendu disponible. « Il va falloir se battre pour la surprime aux 52 premiers hectares. C’est la France qui l’a demandé à l’Europe, mais il faut maintenant le mettre en place au niveau national », explique Jean Mouzat, président du Modef, à la sortie d’une réunion avec Stéphane Le Foll lundi 22 juillet.
 
Le couplage comme outil principal
C’est pour viser la justice sociale, mais aussi la production, que le syndicat plaide pour un recouplage maximum des aides, orienté en priorité vers l’élevage, « seule production qui permet de valoriser les territoires à handicap naturel, qui maintient ouvert nos paysages, qui est vecteur de l’économie du tourisme, qui est le moins utilisateur de pesticide, et qui préserve le mieux la terre ».
Le Modef va faire plusieurs suggestions au ministre concernant le couplage : soit maintenir une prime à la vache allaitante, en y ajoutant une aide couplée pour la production laitière, voire caprine, plafonnée par exemple aux 40 premières vaches. Soit créer une prime à l’UGB (unité de gros bétail) bovin, pour favoriser l’engraissement, production à forte valeur ajoutée.
Enfin, le Modef veut profiter des 150 millions d’euros offert par les 2% de couplage réservé à la culture de protéines pour réduire la dépendance de l’Europe, qui importe 60% des protéines végétales qu’elle consomme. Pour ça, il propose que l’enveloppe serve à inciter à la culture de légumineuses dans les assolements, calculant qu’une prime de 50 euros l’hectare est disponible pour servir cet objectif, sur la base d’une rotation des cultures de 4 ans.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.