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Commission européenne Le Parlement européen donne son feu vert à la nomination de Tonio Borg

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Le Parlement européen ne s’est pas opposé à la nomination de Tonio Borg au poste de commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs. Il prendra prochainement ses fonctions. Des dossiers agricoles l’attendent : autorisation de cultures des OGM, bien-être animal ou encore évaluation des insecticides néonicotinoïdes.

Le Parlement européen, réuni en séance plénière à Strasbourg, a donné le 21 novembre son feu vert (par 386 voix pour, 281 voix contre et 28 abstentions) à la nomination du Maltais Tonio Borg au poste de commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs. Il remplacera son compatriote John Dalli qui avait démissionné de son poste après sa mise en cause dans une affaire de corruption et de trafic d’influence (1).
Les groupes politiques ADLE (libéraux démocrates), Verts et Gauche unitaire européenne s’étaient prononcés contre sa nomination en raison de ses prises de position personnelles contre l’avortement, le divorce ou encore les droits des homosexuels. Le Parti populaire européen (PPE), auquel est rattaché le nouveau commissaire, s’est pour sa part félicité du vote du Parlement, saluant « les compétences professionnelles de Tonio Borg et son engagement en faveur des valeurs européennes ».

OGM, bien-être animal, pesticides

Tonio Borg devrait prochainement prendre ses fonctions, une fois sa nomination validée par le Conseil. Un certain nombre de dossiers importants l’attendent dans le domaine agricole. En premier lieu, celui concernant les autorisations de mise en culture de plantes génétiquement modifiées en Europe. Une proposition de la Commission européenne pour laisser plus de marge de manœuvre aux États membres souhaitant en interdire la culture sur tout ou partie de leur territoire a été rejetée par le Conseil au mois de juin. Lors de son audition au Parlement européen (2), Tonio Borg a indiqué qu’il ne se précipiterait pas pour prendre une décision sur cette question et qu’il ne serait pas « l’esclave de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) ». « Ce n’est pas l’Efsa qui autorise les OGM, c’est le commissaire européen », a-t-il souligné. Autre dossier sur la table : l’évaluation des insecticides néonicotinoïdes et leur impact sur les abeilles. Un rapport de l’Efsa est attendu en début d’année prochaine, qui pourrait conduire à une révision de leurs autorisations (voir encadré). Le bien-être animal et notamment la question du temps de transport des animaux sera également à l’ordre du jour. Comme son prédécesseur, John Dali, le nouveau commissaire souhaite dans un premier temps veiller à la bonne application de législation en vigueur avant de proposer – éventuellement – des aménagements.

(1) Voir n° 3370 du 22/10/2012
(2) Voir n° 3374 du 19/11/2012

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