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Légumes Le poireau primeur nantais souhaite assurer son avenir

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Grâce à une nouvelle campagne de communication et à un cahier des charges mis en place il y a un an, le poireau primeur nantais est devenu leader du marché en Europe. Les producteurs, forts de ce succès, entendent s'inscrire dans une logique de continuité pour assurer l'avenir des productions et pourquoi pas en passant par la création d'un véritable label. Mais ils font face cependant à certains obstacles, le taux de montaison et la récolte tardive des poireaux plantés, qui le placent dans une catégorie non compatible avec une IGP ou un CCP.

Depuis 2003, le poireau primeur nantais est devenu leader en Europe et a enregistré une hausse de plus de 20 % des exportations, notamment vers l'Allemagne et le Royaume-Uni, soit un total de 6 614 tonnes. La campagne de communication, avec un nouveau logo, et le cahier des charges, tous deux lancés en 2003 ont largement contribué à ce succès en vantant les qualités gustatives du produit. Aujourd'hui, les 300 producteurs, après avoir sensibilisé le grand public, souhaitent cibler leurs efforts sur les professionnels de la filière, particulièrement les grandes surfaces et les centrales d'achats. Ils réfléchissent par ailleurs à d'autres démarches pour promouvoir le produit, comme de nouveaux emballages ou de nouvelles présentations plus modernes.

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Vers une labélisation prochaine ?

La reconnaissance de cette production, actuellement en cours, pourrait être plus rapide et plus efficace avec la mise en place d'un Certificat de conformité produit (CCP) ou une Identification géographique protégée (IGP). " Nous ne pouvons pas encore nous engager dans une démarche de labélisation car nous avons un problème au niveau de la montaison rapide du poireau", indique Roland Leroy, président de la section régionale des producteurs de poireau du Val de Loire. En effet, un légume qui est en montaison est classé en catégorie II. Selon la nomenclature des légumes français qui définit 3 catégories : extra, I, II. " Or, une catégorie I est nécessaire pour la mise en place d'une certification CCP et IGP", indique-t-il. Ce phénomène de montaison est moins présent dans le cas de poireaux plantés en pleine terre. Or ceux-ci arrivent plus tard dans la saison. Les producteurs doivent donc avoir recours aux poireaux en semis directs, qui peuvent être récoltés plus tôt, dès mai. " L'idéal serait de n'avoir que du poireau planté avec une récolte plus précoce", précise Roland Leroy. Mais pour l'instant, les généticiens et les semenciers n'ont semble-t-il pas réussi encore à créer ces variétés, qui pourraient permettre indirectement la certification en CCP ou IGP du poireau primeur nantais. Les producteurs de poireau en Val de Loire gardent confiance.