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Horticulture Le printemps médiocre fait baisser les ventes de végétaux

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Les ventes de végétaux d’ornement extérieurs ont diminué sur les sept premiers mois de l’année, à cause du printemps maussade. Les plantes d’intérieur se sont mieux vendues. Par ailleurs, la filière horticole lance plusieurs études pour analyser son évolution.

«L’actualité et le moral ne sont pas très bons » dans l’horticulture, énonce Jean-Pierre Mariné, président du conseil spécialisé de FranceAgriMer, lors d’une conférence de presse à Paris mercredi 9 octobre. De janvier à juillet 2013, les ventes de végétaux d’extérieur ont diminué de 3,4% en valeur et de 5,4% en quantité par rapport à 2012. La météo maussade du printemps a découragé les acheteurs, mais le marché s’est redressé à l’arrivée du beau temps : en juillet, les ventes ont été 18,6% plus élevées qu’en juillet 2012. Mais cette hausse ne parvient pas à rattraper les pertes.
En contrepartie, les ventes de végétaux d’intérieur ont progressé de 5 % en valeur. Le marché des obsèques et cimetières s’est également déprimé (-3,8% en valeur).
 
Les détaillants s’en sortent bien
« Pour les producteurs détaillants, la saison s’est plutôt bien passée », relate Jean-Pierre Mariné. Mais pour ceux qui fournissent les revendeurs, la donne n’est pas la même : « Il faut que nous comprenions les demandes de la distribution, et que les distributeurs réalisent les contraintes de la production », explique-t-il
Suite aux mauvaises conditions climatiques, un fonds d’allégement des charges pour la filière horticole, abondé à hauteur de 500 000 euros, a été mis en place par le ministre en juin. Les dossiers doivent être remis avant le 15 octobre 2013. Jean-Pierre Mariné espère qu’il « profitera à ceux qui en ont vraiment besoin », demandant de mettre en place « des critères stricts » pour ne pas trop diluer l’enveloppe.
Du côté de l’investissement, « ce n’est pas une bonne année », constate M. Mariné. S’il juge que le passage de la TVA à 10% n’est « pas un bon moyen d’accompagner une production en crise », il estime que « les charges, l’énergie, et les problèmes de compétitivité sont des impondérables » avec lesquels ils faut travailler.
 
Des études pour analyser la filière
Jean-Pierre Mariné a également annoncé que la filière horticole avait lancé plusieurs recherches pour comprendre les difficultés qu’elle traverse et la baisse du nombre d’exploitations. Entre 2006 et 2012, 30 % des exploitations ont disparu, mais la production n’a baissé que de 3 %. Trois études sont en cours. La première, avec le réseau CER France, cible des exploitations au niveau microéconomique. La seconde au niveau macroéconomique, cherche à comprendre l’évolution de la filière. La dernière porte sur plus long terme, par le groupe prospective de FranceAgriMer.

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