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Le retour à un taux de TVA réduit est l’enjeu phare de la présidentielle pour la filière équine

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Quatre candidats à la présidentielle ou leurs représentants ont exposé, le 5 avril à l’hippodrome de Saint-Cloud, leurs propositions pour relancer une filière équine en perte de vitesse depuis la hausse de la TVA en 2014 et la baisse des recettes hippiques. « Les déficits s’accumulent, vous êtes fortement concurrencés par d’autres », a introduit Édouard Ferrand au nom de Marine Le Pen, devant un parterre de près de 300 professionnels du secteur. « Le cheval est l’avenir des territoires ruraux », a estimé l’élu européen Front national, ajoutant qu’il « permet de lutter efficacement contre la désertification des campagnes ». Il a donc annoncé la volonté de sa candidate de proposer un retour à 5,5 % et 10 % de TVA dès le 1er janvier 2018 « pour redonner de l’oxygène » à la filière. Une proposition reprise, avec des nuances, par François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et le député européen Jean Arthuis, représentant d’Emmanuel Macron. François Fillon s’est dit « favorable à un taux de TVA réduit » et s’est engagé « à plaider en ce sens auprès des instances européennes », comme Jean Arthuis. Par contre, selon ce dernier, la concurrence croissante de la Française des Jeux (FDJ) sur le PMU, que dénoncent les professionnels, devra se régler entre les acteurs de la filière eux-mêmes, mais avec l’objectif de « trouver un équilibre ». Nicolas Dupont-Aignan a pour sa part promis de revenir à un taux réduit de TVA « dès le 1er janvier 2018 » et « d’harmoniser les paris hippiques » pour rétablir le système.