La production et la commercialisation des légumes d’été ne s’en sont pas si mal sorties en cette campagne 2016, malgré un climat défavorable. À l’heure du bilan, le constat est plutôt positif, excepté pour la fraise et la courgette, selon le service de la statistique du ministère de l’Agriculture.
Les températures fraîches du printemps qui ont perduré jusqu’au début du mois de juin, ainsi que la « pluviométrie excédentaire, voire record, en début d’année, puis en mai et juin (+43 % en moyenne de janvier à juin) », ont retardé les récoltes et handicapé la demande des consommateurs, indique Agreste. Au mois de juillet, les températures ont fortement remonté et se sont maintenues jusqu’au mois de septembre. Mais cette hausse des températures s’est accompagnée d’une période très sèche, « avec des quantités de pluie inférieures de moitié aux normales (jusqu’à -58 % en août par rapport à 2015) ». De ces conditions climatiques atypiques ont découlé un retard dans les récoltes « de quelques semaines à un mois » et « une désaffection des consommateurs » vis-à-vis des légumes d’été jusqu’au mois de juin. À partir de juillet, la demande s’est montrée plus dynamique.
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En melon, après une année 2015 marquée par des cours très bas, la campagne 2016 a finalement été meilleure avec une hausse des cours de 14 % sur un an, et un chiffre d’affaires qui progresse de 3 %. En laitue, les prix ont augmenté de 25 % par rapport à 2015 et le chiffre d’affaires cumulé est en hausse de 7 %. Pour la tomate, c’est la hausse des volumes qui a permis une augmentation du chiffre d’affaires (+2 %) malgré des cours en recul (-1,8 %). En concombre et chicorée, Agreste relève un chiffre d’affaires relativement stable. En fraise, les récoltes et prix en repli ont tiré le chiffre d’affaires à la baisse. Mais 2016 restera avant tout une année compliquée pour la courgette, qui cumule un recul des volumes et un recul des cours tels que le chiffre d’affaires affiche 10 % de baisse comparé à 2015.