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Légumes : le poireau et l’endive en crise, Légumes de France surveille les prix

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Le syndicat Légumes de France (producteurs de légumes, FNSEA) appelle les exploitants à surveiller « dès aujourd’hui le prix au détail et l’origine » de l’endive, du poireau et de la carotte. « Les prix en magasin restent à un niveau constant alors que le prix payé aux producteurs, lui, est en baisse. Cette situation n’est pas acceptable ! », s’indigne le syndicat dans son hebdomadaire Direct Légumes du 31 janvier.

Le 2 février, l’endive affichait neuf jours de crise conjoncturelle au compteur du Réseau des nouvelles des marchés (RNM, FranceAgriMer). L’état de crise conjoncturelle signifie que le prix de première mise en marché est anormalement bas, par rapport à la moyenne olympique hebdomadaire, et que la distribution doit obligatoirement réduire ses marges sur le produit dans les trois jours ouvrés suivants le premier jour de crise. Un deuxième passage à vide pour l’endive, donc, après une grosse crise conjoncturelle qui a duré 37 jours ouvrés entre fin novembre et début janvier.

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Quant au poireau, le 2 février, il affichait onze jours de crise conjoncturelle et un prix de première mise en marché 35 % au-dessous de la référence hebdomadaire. Pour la carotte, la crise n’est pas encore déclarée mais les professionnels sont en état d’alerte avec un prix 18 % au-dessous de la normale depuis le 25 janvier selon le RNM. « En réalité depuis le début de la campagne (en août/septembre) on assiste à un déficit de consommation et à une forte baisse des cours expédition : -20 % à -25 % par rapport à l’an dernier, et -15 % à -20 % par rapport à il y a deux ans », confirme la directrice de l’AOPn Carottes de France Astrid Étèvenaux. « Avec la hausse importante des charges au champ et en station qui n’a pas encore été répercutée, la filière est inquiète pour la suite. C’est dommage car les rendements sont bons et de qualité optimale ».

Le poireau affiche 11 jours de crise conjoncturelle