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Transformation L’emploi agroalimentaire risque pour la première fois de décrocher

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Stable jusque-là, à environ 477 000 salariés, l’emploi dans l’industrie agroalimentaire risque de décrocher de 3 000 à 5 000 personnes, a indiqué Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), le 29 mars lors de sa conférence de presse annuelle. Celui-ci a déclaré n’être « pas très favorable » au projet d’indexation des prix en fonction des matières premières agricoles.

L’industrie agroalimentaire, prise en étau entre le coût des matières premières (agricoles, énergétiques et de l’emballage) et la grande distribution, qui a freiné la répercussion des hausses de prix de revient, risque de perdre des emplois, a averti le président de l’Ania le 29 mars. Les hausses de prix des céréales (+ 100% pour le blé) en un an, se sont traduites par une augmentation de 40% du prix de la farine et du beurre, de 20% pour le poulet entier, de 14% pour la pâte feuilletée. Le prix du papier pour emballage s’est accru de 13%, celui de l’aluminium de 24%, celui du pétrole de 25%, a relaté Jean-René Buisson.

400 à 500 entreprises en difficulté

Face à ces hausses de coûts de revient, la grande distribution a accepté des augmentations allant « de 0 à 2% seulement », a précisé Jean-René Buisson. Au lieu de négocier les tarifs des industriels en prouvant l’existence de contreparties qu’ils accordent à leurs fournisseurs, les distributeurs discutent les tarifs sous la menace de non-référencement, a-t-il par ailleurs ajouté, indiquant que pour cette raison la Loi de modernisation de l’économie n’est pas respectée.
Dans ces conditions, de nombreuses PME, pour chercher des réserves de productivité, regrouperont des sites. De 400 à 500 d’entre elles sont en difficulté, selon le président de l’Ania. Quant aux grosses sociétés agroalimentaires, elles seront tentées d’aller chercher des relais de croissance par l’exportation, ou par l’implantation à l’étranger, en Europe ou sur d’autres continents, a indiqué Virginie Guérin, chef de projet « compétitivité et recherche » à l’Ania.

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