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AESA Les avis scientifiques auraient doublé selon le rapport annuel 2008

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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) vient de publier son rapport annuel pour 2008, une année au cours de laquelle elle affirme avoir doublé sa production scientifique et considérablement étendu les réseaux scientifiques de partage et d’échange d’informations en Europe et au-delà.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments serait-elle devenue une organisation mature ? En tout cas c’est qu’elle affirme dans son rapport portant sur l’année 2008 quand elle indique qu’au cours de cette année elle a connu une « croissance organisationnelle et une consolidation notables » qui lui permettront d’être « encore mieux préparée et plus réactive dans les années à venir ». Selon ce rapport 2008, l’Autorité européenne a ainsi élaboré 489 avis scientifiques, rapports et autres documents d’orientation et déclarations. Parmi les faits scientifiques marquants en 2008, on notera les avis des groupes scientifiques sur les implications du clonage des animaux sur la sécurité des aliments, la santé et le bien-être des animaux; le rôle des aliments dans la résistance aux antimicrobiens chez l’humain; l’évaluation de la sécurité des substances actives utilisées dans les pesticides; l’évaluation des risques des substances ajoutées aux aliments telles que l’aluminium et les colorants alimentaires, et les évaluations de la sécurité des substances aromatiques. À la fin 2008, le groupe scientifique sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (NDA) a de son côté commencé à émettre des avis scientifiques sur des allégations liées à la réduction des risques de maladie et au développement ou à la santé des enfants, ainsi que sur des allégations fondées sur des preuves scientifiques nouvellement établies. À la fin de 2008, l’AESA a reçu au total 4.185 entrées principales d’allégations de santé.

Coopération internationale tous azimuts

Les réseaux de coopération scientifique ont été développés et incluent actuellement 1.200 experts, 30 organismes nationaux de sécurité des aliments et près de 400 organisations scientifiques nationales. Des points de contact de l’AESA ont également été établis dans l’ensemble des 27 États membres de l’UE renforçant davantage la coopération scientifique entre les autorités nationales et l’Autorité européenne installée à Parme. Afin d’optimiser la qualité de ses travaux scientifiques et faire preuve d’une plus grande transparence, un « programme d’examen de la qualité » a été mis en œuvre et la révision en interne des productions scientifiques constitue la première étape de ce programme. A partir de 2009, un examen externe des productions scientifiques est également prévu.

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Des procédures accélérées ont été mises en œuvre à plusieurs reprises en 2008, ce qui a permis à l’Autorité de fournir des conseils scientifiques urgents aux décideurs européens sur des questions telles que la présence de mélamine dans les produits chinois à base de lait, la contamination de l’huile de tournesol ukrainienne ou la présence de dioxines dans la viande de porc irlandaise. Afin de gérer au mieux sa charge de travail, le personnel a poursuivi sa croissance au cours de l’année écoulée pour atteindre à présent le nombre de 495 collaborateurs dont 63 % sont impliqués dans les activités scientifiques. Deux nouveaux groupes scientifiques ont vu le jour en 2008 pour remplacer un groupe scientifique existant. Tisser des liens plus étroits avec les autorités et les organisations internationales a également figuré dans les priorités de l’AESA. Ainsi en 2008, celle-ci a signé des accords de coopération avec le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies et le Centre Commun de Recherche de la Commission européenne. L’AESA s’est aussi associée à l’OMS et à la FAO afin d’organiser un séminaire sur les impacts sanitaires du changement climatique sur la sécurité des aliments et de l’eau et sur la nutrition.

Deux tiers du budget pour les travaux scientifiques

Les finances de l’AESA ont accompagné la croissance constante de ses activités. Avec un budget de 66,4 millions d’euros en 2008 (par rapport à 52,2 millions en 2007), les engagements budgétaires ont augmenté de 36 % par rapport à 2007, pour un total de 64,2 millions d’euros (47,4 millions d’euros en 2007). Le taux d’exécution du budget a augmenté pour atteindre 97 %. Environ deux tiers du budget ont été alloués aux travaux scientifiques de l’AESA, dont le volet le plus important (49 %) correspond aux activités liées à l’élaboration d’avis scientifiques et de conseils à destination de la Commission européenne, du Parlement européen et des États membres. 2008 a également été l’occasion de considérer les défis clé du futur. Dans son plan stratégique pour 2009-2013, l’AESA a ainsi défini ses orientations, ses priorités et son organisation futures afin de se préparer aux défis qui s’annoncent à moyen et long terme. Parmi ceux-ci : les risques émergents, le changement climatique et la mondialisation.