La commercialisation des vins de Bordeaux a progressé de 0,4 % pour la campagne 2006-2007 par rapport à la campagne 2005-2006, avec 5,67 millions d’hectolitres vendus, a annoncé le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Alain Vironneau. La France reste le premier pays acheteur avec 68 % des ventes, la part à l’exportation s’établissant à 32 %. C’est l’Union européenne qui demeure le plus gros acheteur (63 %) des pays étrangers pour les vins de Bordeaux. « Le marché international affiche une hausse de 3 % en volume et de 4% en valeur », a souligné M. Vironneau, qui a annoncé l’objectif de faire progresser la part des volumes exportés, toujours sous le seuil des 40 %. En France, les grandes et moyennes surfaces représentent 43 % des ventes tandis que les autres circuits (cavistes, restauration, vente directe...) se montent à 42 % et que le hard-discount représente 15 % des ventes. Pour 2008, le budget marketing du CIVB a été maintenu à 21,5 millions d’euros et il devrait concerner en priorité quinze pays. Le président du CIVB revendique une « plus grande autonomie » de gestion de la filière viticole : « Il n’est pas question que l’avenir de nos filières soit seulement décidé au sein de Viniflhor (Office national interprofessionnel des fruits, des vins et de l’horticulture), pas plus que l’avenir de la recherche viticole ne peut se décider uniquement par le biais de l’Institut technique du vin ». « La conception d’une viticulture française administrée à Paris et de Paris n’a aucun sens dans le marché tel qu’il est », car chaque grande région viticole est en réalité un acteur du marché mondial et c’est la concurrence interne qui est un facteur de compétitivité externe.
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