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Le conseil des ministres de l’Agriculture de Luxembourg a été, les 20 et 21 octobre, l’occasion des premiers débats sur la réforme de la Pac après la présentation du projet de la Commission la semaine précédente.
La France, notamment, compte faire valoir au long des négociations ses propositions et ses demandes suivantes : concernant la régulation, elle salue le coup d’arrêt donné au démantèlement des instruments de régulation mais elle estime qu’il faut aller plus loin notamment en renforçant, sur le plan juridique, la capacité des agriculteurs à peser face aux industriels et distributeurs ; tout au long de la négociation, elle demandera le maintien des systèmes de contrôle de la production comme les droits de plantation (pour la vigne) ou les quotas sucriers. La suppression dès 2015 des quotas sucriers est inacceptable, selon l’entourage du ministre. Celui-ci aurait confirmé vouloir retarder cette échéance en recevant le président de la CGB (Betteraviers) Eric Lainé. La France devrait demander également plus de souplesse et de temps pour la convergence des aides tant entre pays qu’au sein d’un État ; de plus, des aides ciblées doivent être maintenues pour certains secteurs ou régions fragiles, selon une déclaration de Bruno Le Maire lors du conseil des ministres français le 19 octobre ; enfin, le gouvernement français estime que le taux de 30 % pour le « verdissement » des aides du premier pilier est trop élevé.
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