Abonné

Pratiques alimentaires Les différences européennes demeurent, selon une étude de Kantar Media

- - 3 min

En France mais aussi en Angleterre, en Allemagne ou en Espagne, les consommateurs de ces pays sont à l’unisson sur le plaisir que procure la cuisine (60% en moyenne déclarent «J’adore cuisiner»), mais les pratiques alimentaires, très liées à l’environnement socioculturel, restent un des domaines où les différences européennes s’expriment le plus.

« Que signifie bien manger, quelle est la place des repas dans la vie quotidienne ? La vision du consommateur sur le “bon produit” est très différente d’un pays à l’autre. Ainsi les produits allégés ont plutôt la faveur des Anglais et des Allemands tandis qu’en France les consommateurs ont été sensibles aux campagnes nationales sur la nutrition ». Tels sont les quelques constats de Muriel Raffatin et Stéphanie Germain, responsables SIMM-TGI chez Kantar Ledia, au terme d’une étude comparative sur les pratiques alimentaires dans quatre pays européens (France, Espagne, Angleterre, Allemagne).
Parmi ces pays, seuls les Français se considèrent comme des gourmets (61%) contre 31% des Allemands, 17% des Espagnols. Les Anglais sont les plus en retrait sur cette notion (9%). Cela peut s’expliquer par le fait qu’ils sont beaucoup plus dans une gourmandise culpabilisée qu’assumée (« J’aime me faire plaisir en mangeant des aliments qui ne sont pas bons pour moi »).
Les Français et les Espagnols s’accordent sur le fait que les repas structurent les journées et qu’il y a un temps défini pour le repas, au contraire des Anglais qui multiplient les prises alimentaires au cours de la journée et mangent souvent entre les repas.
Les Français se focalisent essentiellement sur l’origine des produits et utilisent tous les moyens désormais offerts par l’industrie alimentaire pour surveiller les produits qu’ils consomment (« Je vérifie la provenance de mes achats » ; « J’achète de la viande provenant d’animaux élevés en liberté quand je le peux » ; « Jamais je n’achèterai de nourriture qui a été génétiquement modifiée »).
Les Espagnols rejoignent les Français dans cette vision du « bon produit », même si les écarts sont moins marqués. Les Allemands et les Anglais ont une démarche plus scientifique et se concentrent essentiellement sur l’étiquette (« Je vérifie toujours les apports nutritifs de la nourriture que j’achète »).

A chacun sa recette pour garder la forme
Chaque pays adopte une stratégie différente pour garder la forme. La France se concentre sur l’association des aliments (manger 5 fruits et légumes/jour, privilégier des plats légers, éviter le gras et le sucre,…). Les Espagnols font également attention à la composition des repas et jouent de temps en temps l’effet compensatoire en sautant un repas.
Les Anglais et les Allemands ont une démarche assez différente et privilégient la composition des aliments. Ils recherchent beaucoup plus des produits allégés et n’hésitent pas à sauter des repas pour compenser.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

nutrition
Suivi
Suivre
consommateurs
Suivi
Suivre