Confrontés à une baisse des prix et à une baisse de leurs rémunérations, les éleveurs de volailles tentent de s’organiser pour demander « des revalorisations ». Dans le même temps, le Comité national pour la promotion de l’oeuf (CNPO) a élaboré des propositions de mesures qui seront soumises le 19 mai au conseil d’administration de l’interprofession.
Par la voix de la CFA (Confédération française de l’aviculture), les éleveurs de volailles demandent l’ouverture de négociations sur les rémunérations. Une demande adressée aux intégrateurs et acheteurs, qu’ils soient privés ou coopératifs. Dans plusieurs régions, déclare un communiqué de la CFA, « des démarches ont été engagées par les sections avicoles pour demander une revalorisation des prix à la production ». Selon une enquête des chambres d’agriculture, la marge brute aurait baissé de 10 % entre 2004 et 2003. Une baisse évaluée à 14 % sur deux ans selon un centre de gestion de Bretagne, principale région avicole. Le résultat courant annuel moyen se situerait à 10 000 euros par UTH l’an dernier en Bretagne.
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Des propositions d’adaptation pour la filière oeuf
Du côté de la filière oeuf, le bureau du Comité national pour la promotion de l’oeuf (CNPO) s’est réuni le 3 mai pour élaborer des propositions de mesures qui seront soumises le 19 mai au conseil d’administration de l’interprofession. Le CNPO souhaite poursuivre l’effort d’adaptation de la production au marché par une généralisation des réformes, accompagnées de vides sanitaires prolongés ; obtenir un renforcement des contrôles en interne et à l’importation, afin de s’assurer que les règles communautaires soient bien appliquées pour tous les oeufs commercialisés sur le territoire national. A ce sujet, le CNPO appelle l’ensemble de ses partenaires européens « à respecter la réglementation européenne concernant le sanitaire, le bien-être des poules et le marquage des oeufs ». Enfin, elle appelle à la solidairité entre les maillons de la filière pour valoriser la production et arrêter la baisse des prix.