Après une saison 2025 jugée positive mais hétérogène, les producteurs de fraises mettront l’accent en 2026 sur l’évolution du portefeuille variétal pour suivre la demande.
Dans un communiqué de presse du 17 novembre, en prélude à son assemblée générale les 20 et 21 novembre, l’AOPn Fraises Framboises de France annonce le lancement de plusieurs chantiers. La filière confirme le lancement officiel de son réseau national d’observation variétale, destiné à mieux comprendre le comportement des variétés dans différentes conditions de culture afin d’orienter les choix variétaux futurs. L’AOPn a sélectionné vingt variétés à tester. En attendant, le maintien de la Gariguette, variété emblématique du patrimoine français, au catalogue officiel, après sa réintégration en mai, commence à produire ses effets : certains pépiniéristes ont déjà pu se procurer du matériel végétal issu des souches de maintenance de l’AOPn Fraises Framboises de France.
La filière entend par ailleurs poursuivre des tests hédoniques auprès d’un panel de consommateurs, pour classer les variétés selon leur goût afin d’orienter les futures productions. L’AOPn annonce aussi vouloir étendre les lâchers de parasitoïdes de pucerons issus de ses élevages à un plus grand nombre de serres, afin de réduire l’usage d’intrants phytosanitaires, après « des résultats très encourageants obtenus en Lot-et-Garonne et en Bretagne ».
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Une saison 2025 globalement positive
La campagne n’a pas été mauvaise pour les producteurs de fraises français, avec des cours qui ont permis de maintenir des prix au même niveau que l’année précédente. Les volumes consolidés par l’AOPn, en légère progression par rapport à l’exercice précédent (environ 30 000 tonnes), atteignent plus de 31 500 tonnes entre juillet 2024 et juin 2025 (soit 53 % de la production nationale), une évolution soutenue par l’augmentation des surfaces de production. Certaines périodes les ont néanmoins mis à l’épreuve : « Fin juin, l’arrivée des fruits d’été a intensifié la concurrence entre fruits en magasins, dans un contexte où la qualité des fraises pâtissait déjà de températures élevées. Un second épisode de tension est survenu après le 15 août : la canicule a engendré un pic de production alors que la consommation déclinait nettement à cette période de l’année », analyse l’AOPn Fraise Framboise de France. Dans sa note du 30 septembre, Agreste (services du ministère de l’agriculture) indiquait une production globale de fraises de 70 200 tonnes pour 2025, en baisse de 2 % sur un an et inférieure de 2 % à la moyenne 2020-2024.
PG