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COOPÉRATIVE/SOCIAL Les Fralib l'emporte face à Unilever

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Après « 1 336 jours de lutte », les 76 salariés de l'usine de thés et d'infusions Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône) ont obtenu près de 20 millions d'euros de la multinationale Unilever pour la création d'une coopérative. En lançant Scop-Ti, ils pourront ainsi sauver leur emploi. « On a connu des périodes difficiles », confesse le représentant CGT Olivier Leberquier à l'AFP, se remémorant trois ans et demi de bataille contre le groupe anglo-néerlandais, qui avait décidé de délocaliser en Pologne la production des thés Lipton et des infusions de l'Eléphant, une marque créée en 1896 à Marseille. « Le site comptait 182 salariés et produisait 3 000 tonnes avant sa fermeture », lance le syndicaliste. « Nous, à partir de 1 000 tonnes, on sera profitables », assure-t-il sur la foi d'une étude présentée il y a quelques mois au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. De son côté, Unilever France s'est contenté d'indiquer dans un bref communiqué que l'accord signé « met un terme à l'ensemble des litiges et procédures en cours entre les deux parties, dans le cadre de la fermeture du site de Gémenos intervenue en septembre 2012 ». Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a quant à lui salué la « victoire des Fralib » soulignant qu'« elle est la démonstration qu'existent des alternatives face à l'hémorragie industrielle, à la violence des délocalisations et à la loi de la concurrence, à condition de donner des nouveaux droits aux salariés ».

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