Abonné

Œufs/Crise Les industriels de l’œuf tirent la sonnette d’alarme

- - 2 min

Le Syndicat national des industriels et professionnels de l’œuf (SNIPO) a fait part, le 9 mai, des difficultés économiques que rencontre la filière de transformation depuis le début de l’année, laquelle achète cher ses œufs sans pouvoir répercuter la hausse auprès de ses clients de l’industrie agroalimentaire : biscuiteries, briochers, plats cuisinés…). C’est le second communiqué du SNIPO depuis le début de l’année, qui continue de s’inquiéter du niveau de prix de l’œuf sur le marché européen. Son cours « est, en semaine 17, à 1,23 € le kilo, soit un niveau jamais atteint à période équivalente, souligne le SNIPO, et les perspectives sont haussières pour le 2e semestre 2012.» En cause, un marché européen en pénurie de poulettes, sacrifiées sous le double effet du renchérissement de l’aliment et surtout de la mise aux normes bien-être, intervenue le 1er janvier 2012. Dans sa précédente communication (février 2012), le SNIPO estimait « le déficit de production (à) 21 millions d’œufs par semaine, soit une baisse de 10 % par rapport à celle de 2011 ». Le cinquième opérateur français, Atlantic Ovo dans le Morbihan, spécialiste de l’œuf liquide (12 millions € de CA dans la transformation de 200 millions d’œufs par an) vient d’être placé en redressement judiciaire, tandis qu’en Europe, « la première casserie espagnole est en liquidation et deux casseries allemandes en redressement », selon le SNIPO. Pour éviter que la situation ne s’aggrave dans la filière française, le SNIPO réclame à ses clients qu’ils prennent en compte leur situation et acceptent de payer leurs produits un peu plus cher.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Industrie agroalimentaire
Suivi
Suivre