« Pas de paysans sans prix et pas de valeur sans organisation ! ». Tel est le titre du rapport d’orientation qui sera présenté lors du 39e congrès des Jeunes agriculteurs (JA) à Bourg-en-Bresse du 14 au 16 juin. Ce rapport met en avant quatre idées fortes qui visent à mettre en place toutes les conditions qui améliorent le revenu des agriculteurs. La politique de revenu est la première politique d’installation, estiment les rapporteurs (William Villeneuve du Gers, Eloi Canon d’Indre-et-Loire et Laurent Fischer du Bas-Rhin).
« Un métier qui se renouvelle est un métier qui vit», explique Bernard Layre, président des JA, à deux semaines de l’ouverture du 39e congrès du syndicat qui se déroulera à Bourg-en-Bresse du 14 au 16 juin. Dans ce contexte, la première politique d’installation est la politique de revenu, expliquent les auteurs du rapport d’orientation intitulé Pas de paysans sans prix et pas de valeur sans organisation. Ce rapport met en avant quatre idées maîtresses.
Il s’agit notamment d’« approcher » le hard discount pour « des relations commerciales plus équitables ». Même si les négociations sont très difficiles avec le hard discount, les marges arrière et la coopération commerciale n’existent pas, soulignent les JA. Les rapporteurs proposent aussi « d’inventer la préférence du consommateur » notamment en travaillant sur une « marque France ». Cette marque serait apposée en plus des traditionnels signes de qualité. Elle concernerait des produits élaborés et transformés en France.
Se prendre en main
Les JA plaident également pour une « révolution » de l’outil coopératif et pour rendre le droit à la concurrence « plus pragmatique ». Bernard Layre cite en exemple la stratégie d’alliance de trois coopératives du Sud Ouest productrices de maïs doux pour faire face aux futures importations de maïs doux en provenance de Thaïlande.
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« Les propositions que nous faisons doivent avant tout être portées et mises en œuvre par la profession agricole », soulignent les rapporteurs. « Nous devons nous prendre en main », estiment les JA même si les pouvoirs publics ont un rôle « de premier plan à jouer dans chacune de nos propositions ».
Par ailleurs, Bernard Layre a mis en avant « la carence » de la loi d’orientation sur le volet économique.
« Cela ne respecte pas les promesses du président de la République lors de son discours de Murat en octobre 2004 », notamment en ce qui concerne la baisse des charges, a indiqué Bernard Layre. Les JA entendent « renforcer » cette loi par une série d’amendements.