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Réforme de la Pac Les jeunes agriculteurs européens proposent des adaptations de la Pac

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Pour le Conseil européen des jeunes agriculteurs (Ceja), la proposition de réforme de la Pac est une bonne base de départ, mais quelques adaptations sont nécessaires afin de mieux soutenir l’installation de jeunes agriculteurs.

«La mention des jeunes agriculteurs dans le premier pilier, c’est historique », se félicite Pascale Rouhier, secrétaire générale du Conseil européen des jeunes agriculteurs (Ceja) venue présenter le point de vue de son organisation lors d’un séminaire sur la réforme de la Pac à l’attention des journalistes organisé les 1er et 2 octobre au Parlement européen. La proposition de la Commission européenne de réforme de la Pac prévoit que les cinq premières années après son installation, un jeune agriculteur (moins de 40 ans selon la définition de Bruxelles) bénéficie d’aides directes majorées de 25% dans la limite de 2% de l’enveloppe nationale. Au cours des discussions au sein du Conseil agricole qui ont déjà eu lieu, un certain nombre de pays (Royaume-Uni, Suède…) s’opposent à ce que cette mesure soit obligatoire. Mais pour le commissaire européen à l’agriculture – soutenu en cela par le Ceja –, il est important que cette politique de l’installation soit uniforme à travers toute l’Europe.
 
« Au moins 2% du budget »
« 2% du budget c’est modeste et réalisable », assure Pascale Rouhier. Elle plaide même pour que l’accord final ne limite plus le volume de ces aides directes à 2% de l’enveloppe nationale mais que ce seuil de 2% soit un minimum. Les jeunes agriculteurs européens demandent également que la méthode de calcul des surfaces éligibles soit plus simple et laisse plus de flexibilité aux États membres afin que l’enveloppe de 2% soit entièrement consommée. Bruxelles propose d’appliquer la majoration de 25% sur 25 ha dans les États membres où la surface moyenne des exploitations est inférieure à 25 ha et pour les autres États membres sur la moyenne de la surface nationale. Le Ceja demande que l’aide soit accordée au moins sur 50 ha et si l’ensemble de l’enveloppe n’est pas consommé de laisser la liberté aux États membres de fixer des critères pour que la totalité soit utilisée.
Sur le verdissement des aides, l’organisation agricole estime que la part de 30% dédiée à ce dispositif est acceptable mais est plutôt favorable à un menu de mesures pour prendre en compte la diversité des agricultures européennes.
Enfin, pour ce qui est du 2e pilier, et de l’aide à l’installation, le Ceja propose que la part de cofinancement de l’UE soit de 80% (au lieu de 50% aujourd’hui) afin d’inciter les États membres à activer cette mesure. Sur la période 2007-2013, l’aide à l’installation a représenté 3% du budget du 2e pilier.

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