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Les Maîtres laitiers du Cotentin veulent tourner la page Synutra

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Le groupe coopératif de la Manche prévoit un redémarrage de l’usine de Méautis (Manche) d’ici la fin de l’année, après des adaptations concernant l’outil industriel. Les ventes globales sont en léger recul, mais le résultat progresse.

À l’occasion de son assemblée générale annuelle, la direction des Maîtres laitiers du Cotentin (MLC) a présenté les chiffres clés du dernier exercice 2018/2019. Le « groupe coopératif industriel et commercial », comme il se définit, a réalisé des ventes de 1,953 milliard d’euros (-1,2 % par rapport à 2017/2018) et redressé son résultat net (part du groupe) à 7,566 millions d’euros (contre 1,3 million un an plus tôt). L’activité se répartit entre trois entités : la coopérative, la holding de distribution France Fais et la holding industrielle Evoling (Fromagerie Réo et Yéo Frais).

Guillaume Fortin, directeur général de la coopérative et du réseau France Frais, a présenté une nouvelle stratégie pour les prochaines années, qualifiée de virage. La future stratégie laitière de la coopérative s’articulera à compter de 2020 autour « du lait de pâturage non-OGM, du lait bas carbone, du lait AOP et du lait bio », précise le groupe.

Des avancées ont déjà été faites sur certains points : une centaine d’exploitations produisent déjà du lait AOP, et une quinzaine sont actuellement en phase de conversion bio. La durée minimale de 120 jours de pâturage est déjà atteinte pour la majorité des exploitations, estime la coopérative.

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Travaux supplémentaires à Méautis

L’usine de Méautis (Manche), construite dans la perspective d’un contrat de lait en briques pour le chinois Synutra, fonctionne toujours au ralenti, depuis la rupture de l’accord entre la coopérative et l’industriel à l’été 2018. « Les aménagements nécessaires à l’atelier UHT pour lui conférer davantage de flexibilité étaient en cours, ainsi que les négociations avec les clients afin d’aboutir à un redémarrage effectif d’ici la fin de l’année et une montée en puissance sur 2020 », avance la coopérative qui attend le résultat de la procédure devant les tribunaux. L’agrément obtenu au cours de l’été de la part des autorités chinoises pour le lait infantile est vu comme une bonne nouvelle par MLC.

Jean-François Fortin, directeur général du groupe, prévoit « un futur exercice qui sera sensiblement meilleur que l’exercice clos » sachant que « les indicateurs commerciaux et financiers pour l’ensemble des entités composant le Groupe continuent de progresser. »