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Les Nouvelles fermes s’implantent en région parisienne

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Les 5 fondateurs des Nouvelles fermes. Crédits : © Sarah Arnould

Le modèle de serre aquaponique mis au point par les Nouvelles fermes en Gironde va essaimer – dans une version améliorée – en région parisienne où deux sites de deux hectares vont être installés. Une levée de fonds de 1,5M€ financera les premières étapes de ce projet.

1,5M€, tel est le montant mobilisé au cours de l’été par les Nouvelles fermes, concepteur et exploitant de fermes aquaponiques, permettant de produire des végétaux et d’élever des poissons, le tout en circuit fermé.

« Nous avons mobilisé environ 1,5 M€ à travers une levée de fonds sur Tudigo de 600 K€ et auprès d’investisseurs historiques ou non des Nouvelles fermes », indique Thomas Boisserie, cofondateur des Nouvelles fermes. Les 5 fondateurs restent majoritaires au capital de la société qui a construit et exploite un site de 5000 m2 à Mérignac, en périphérie de Bordeaux.

Lire aussi : Thomas Boisserie (Les Nouvelles fermes) : « Notre ferme aquaponique présente un excellent ratio entre ressources et production »

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« Ces fonds nouvellement levés vont permettre de financer les études, la R&D et une partie du foncier en vue de construire deux serres aquaponiques au sud et à l’ouest de Paris », poursuit Thomas Boisserie. Ces deux équipements doivent s’étendre sur deux hectares chacun, ce qui représente un changement de taille pour la start-up dont le site bordelais est 4 fois plus petit. Chaque site devrait produire, par an, 250 tonnes de végétaux (un tiers de salades, un tiers d’aromates et un tiers de légumes) et 60 tonnes de poissons.

Des serres plus économes

« Les serres parisiennes vont bénéficier d’améliorations pour consommer moins d’eau et moins d’énergie et pour faciliter les tâches de production réalisées par les salariés grâce à la mécanisation », poursuit-il. Le dirigeant espère ainsi parvenir à une production 12 à 15 fois plus économe en eau par rapport aux cultures conventionnelles (le modèle actuel consomme déjà 10 fois moins d’eau). L’énergie doit être autoproduite grâce à des panneaux photovoltaïques installés sur la pisciculture et les bâtiments logistiques. Il est aussi prévu que les intrants pour les végétaux non issus des déjections de poissons (environ 10% des intrants nécessaires) soient produits sur place par compostage. Pour s’équiper de serres, la société prévoit de travailler avec le marseillais Richel.

Les Nouvelles fermes prévoient d’ouvrir ces deux sites en 2025, qui écouleront leur production auprès des enseignes de la grande distribution avec lesquelles la société travaille déjà à Bordeaux, et auprès de la restauration collective.