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Légumes Les producteurs demandent une mise en avant de l’origine « France »

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Les producteurs de légumes demandent aux professionnels du commerce des fruits et légumes (grossistes, enseignes de distribution) une politique de mise en avant de l’origine « France ». « Nous attendons des actes », annonce Angélique Delahaye, présidente de la FNPL.

La commercialisation des légumes est morose depuis plusieurs mois, avec des prix bas à la production, même pour des produits qui ont connu des baisses de récolte, comme le melon, la tomate et le concombre. La demande est faible. « Pourtant le marché est rempli de tomates du Bénélux », rapporte Jean-Pierre Barrau, animateur de la section nationale « tomate » des comités de bassins. À Rungis, « on voit peu de tomates françaises ».

Angélique Delahaye, présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes (FNPL), dénonce la prépondérance des tomates belges et polonaises « sur tous les Min (Marchés d’intérêt national, NDLR) de France ». Des petites productions comme le céleri-branche n’échappent pas à cette tendance privilégiant l’importation : « Les producteurs français n’arrivent pas à le vendre, mais il en arrive encore d’Espagne », ajoute-t-elle.

Une lettre à l’interprofession

« Ce petit jeu qui consiste à faire venir des produits pour casser les cours a assez duré. L’interprofession (Interfel, NDLR) a décidé de mettre en avant l’origine France, j’attends les actes. On ne se contentera pas de mesures timides », a souligné Angélique Delahaye.

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Sa fédération va écrire à Interfel pour proposer une politique de dynamisation des ventes de produits français. L’interprofession est au courant de la situation dans laquelle sont les producteurs, grâce aux réunions hebdomadaires de suivi des produits, a-t-elle ajouté.

Bernard Piton, président de l’Union nationale du commerce de gros en fruits et légumes (UNCGFL), estime que la question de la promotion des produits domestiques, « ça se règle » sans se mettre en position délicate avec Bruxelles, en insistant, dans les campagnes de promotion, sur « l’atout proximité ». Le président des grossistes a évoqué une nouvelle possibilité à l’étude, pour promouvoir des produits : il s’agirait de lever des cotisations par produits, au niveau des familles de première mise en marché (producteurs, organisations de producteurs, coopératives). Ces cotisations par produits seraient interprofessionnelles dans un domaine réduit, celui de l’amont de la filière et celui d’un produit donné. Une sorte de sous-ensemble dans le grand ensemble de l’interprofession. Dossier à suivre.