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Les professionnels du melon de Cavaillon repartent à la course à l’IGP

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Rajeuni et renforcé, le syndicat des professionnels du melon de Cavaillon a décidé de se donner un nouvel élan pour relever, enfin, le défi qu’il s’est fixé depuis plusieurs années, sans l’atteindre jusqu’alors : obtenir l’IGP.

« Notre projet de relance du syndicat a démarré en septembre et nous avons déposé nos nouveaux statuts le 29 mars », expliquait Jérôme Jausseran, président du syndicat Melon de Cavaillon, le 27 avril à Agra Presse, à l’occasion du Medfel. En moins de sept mois, le syndicat a su mobiliser de nouveaux producteurs qui, jusqu’alors, n’avaient pas jugé bon de rejoindre l’organisation. « Nous sommes passés de 150 à 650 ha de cultures », affirme Jérôme Jausseran. Ce sont désormais 50 producteurs et expéditeurs qui sont réunis sous la même bannière, avec un objectif : protéger davantage leur marque. Car si « Melon de Cavaillon » a été déposé en 2000 à l’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle), seule une IGP permettrait aux professionnels du melon de Cavaillon de protéger le critère géographique de leurs récoltes. Même si, dans les faits, le syndicat n’a pas constaté de dérives, il craint en effet que des producteurs, installés en dehors de la zone de production du melon de Cavaillon (Provence) s’approprient la marque pour bénéficier de sa notoriété.

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2017 sera « l’année test », indique Jérôme Jausseran. Une année demandée par l’INAO avant de valider l’obtention de l’IGP. Mais le président du syndicat ne doute pas de « la force du collectif ». Jusqu’à présent, le syndicat, sous son ancienne forme n’avait pas réussi à obtenir l’IGP, mais sa version 2017 va « transformer l’essai » selon Jérôme Jausseran. Pour atteindre leur but, les producteurs s’engagent à produire un melon « premium », « un produit d’exception », tant au niveau du goût que de sa présentation. Un contrôleur qualité a même été recruté par le syndicat afin d’accompagner les producteurs vers l’excellence. Avec 650 hectares, dont 90 en bio, le syndicat prévoit de récolter en 2017, 3 000 tonnes de melons. D’ici cinq ans, l’objectif est fixé à 10 000 tonnes par an. Mais « le développement restera maîtrisé », car l’objectif premier reste « le respect du positionnement premium » et donc de la qualité. 2017 sera également l’occasion de communiquer sur une marque bénéficiant déjà d’une forte notoriété. Le syndicat prévoit des opérations de communication et une identité visuelle commune.

Un contrôleur qualité a été recruté afin d’accompagner les producteurs vers l’excellence