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Vin Les professionnels européens du vin demandent un sursis sur l’étiquetage

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L’EFOW (European Federation of Origin Wines) demande à la Commission européenne le report d’un an de l’étiquetage de l’albumine et de la caséine sur les bouteilles de vin. Le temps, selon elle, de démontrer que de bonnes pratiques œnologiques permettent d’éliminer complètement ces résidus.

L’albumine et la caséine, deux auxiliaires technologiques, utilisés traditionnellement pour filtrer le vin, devraient à partir du 1er janvier 2011, être mentionnés dans l’étiquetage comme ayant un effet potentiel allergène. Or, souligne l’EFOW, les premiers résultats de plusieurs études menées sous l’égide de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) – et remises à la Commission européenne et à l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) – démontrent que de bonnes pratiques œnologiques permettent d’éliminer complètement ces résidus. Les résultats « concluants et définitifs » seront publiés au printemps prochain, précise l’EFOW. « Le filtrage des vins à partir de caséine ou d’albumine relève d’une méthode extrêmement ancienne qui n’avait jamais été remise en cause jusqu’à présent », indique le président de l’EFOW, Riccardo Curbastro. « Si nous comprenons le souci des autorités européennes d’appliquer le principe de précaution, poursuit-il, nous en appelons au bon sens de la Commission et des Etats membres pour repousser l’application de cette législation, le temps d’examiner les résultats de ces études, surtout si ceux-ci devaient conduire à une exemption définitive d’étiquetage ». Sous la pression de la filière vin, la Commission a déjà accepté à trois reprises depuis 2007 de reporter la mention obligatoire sur les bouteilles de vin de substances potentiellement allergènes.

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