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FranceAgriMer Les professionnels refusent de voter le budget FranceAgriMer 2011

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Le 16 novembre, les membres professionnels du conseil d’administration de FranceAgriMer ont refusé de voter le projet de budget 2011 de l’office. La raison : la baisse de ce budget qui, amputé des 45 millions d’euros d’aides à l’élevage lors du salon Space, atteindra 25%. Le processus d’adoption du budget est donc bloqué. A leur demande les professionnels seront prochainement reçus par le ministre de l’Agriculture avant de se réunir à nouveau en conseil d’administration le 17 décembre.

«A la demande des présidents des conseils spécialisés de l’établissement, le conseil d’administration a sollicité l’ouverture de discussions avec le ministre de l’Agriculture ainsi qu’une reconsidération de sa proposition », indique-t-on au sein de l’office FranceAgriMer.
Le conseil d’administration réexaminera le budget 2011 le 17 décembre. D’ici là, ses membres auront rencontré Bruno Le Maire.

141 millions d’euros

Le budget défini pour FranceAgriMer est 141 millions d’euros au lieu de 139 millions d’euros en 2010. Le différentiel ne couvrirait pas les charges liées aux nouvelles missions de l’office : mise en place de l’Observatoire des prix et des marges, gestion de crise. Mais ce n’est pas la principale raison du refus du vote.
« Des mesures en faveur des filières animales (laitières, porcines et avicoles), annoncées par le ministre lors du salon Space, doivent être financées à hauteur de 45 millions sur le budget de l’office. Elles sont partiellement compensées, il reste un delta de 25 millions d’euros qui vont être puisés dans le budget des autres filières », explique Jérôme Despey, président du conseil spécialisé « vin » et membre du conseil d’administration de l’office.
Les filières végétales seraient les plus touchées, la filière viticole perdrait dans ce cas des fonds destinés à la recherche-développement et à la promotion. Les représentants des productions animales ne sont pas davantage satisfaits puisque cette somme serait prise sur des crédits d’intervention qui étaient de toute façon prévus. La décision du ministre s’impose et ne permet pas d’arbitrage entre filières. Une situation jugée inacceptable. D’où un refus unanime des présidents de voter le budget 2011. Au delà du budget 2011, la question de la répartition des crédits d’intervention, entre source publique et source privée, pourrait être posée. Président du conseil d’administration de FranceAgriMer, Xavier Beulin estime qu’il doit y avoir une réflexion plus globale sur cette répartition. En période de difficultés budgétaires de l’Etat, Xavier Beulin ne refuse pas de discuter d’une certaine participation des interprofessions à l’orientation des productions. Mais reste à savoir pour quels usages. Et puis surtout, dit-il, « de faire en sorte qu’il n’y ait pas une simple juxtaposition de moyens mais des effets leviers pour avoir plus d’efficacité ».

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