Près de 150 experts internationaux issus de 50 pays se réunissaient au siège de l’Unesco, à Paris, du 29 avril au 4 mai, dans le cadre de la 7e session plénière de la plateforme intergouvernementale des experts de la biodiversité (IPBES), souvent désignée comme le « Giec de la biodiversité ». À l’issue de cette réunion, l’IPBES présentera le 6 mai son rapport scientifique de plus de 1 800 pages sur l’état des écosystèmes de la planète – faisant le constat de la disparition dramatique des espèces vivantes –, accompagné d’un « résumé à l’attention des décideurs », qui servira de base de travail lors des négociations de la 15e Convention de l’Onu sur la diversité biologique qui se tiendra en décembre 2020 à Kunmong, en Chine. Des pourparlers qui doivent aboutir à un accord mondial sur la protection de la biodiversité.
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Les scientifiques estiment que la terre entre dans le début de la 6e extinction de masse de son histoire qui pour la première fois est causée par les activités humaines. Un quart des 100 000 espèces évaluées par les experts de l’IPBES seraient déjà menacées d’extinction, sous la pression en particulier de l’agriculture, de la pêche, de la chasse, et du changement climatique. Un phénomène qui pourrait encore s’accélérer dans les prochaines décennies.