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Caves coopératives Les Vignerons coopérateurs hostiles à l’OCM vitivinicole en préparation

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Les Vignerons coopérateurs (CCVF) devraient voter, lors de leur congrès les 6, 7 et 8 juillet à Saint-Pourçain (Allier), une motion pour dénoncer auprès de Bruxelles les effets négatifs de la nouvelle OCM vitivinicole. En revanche, ils approuvent le dispositif de la loi de modernisation agricole.

Les Vignerons coopérateurs critiquent la suppression par la nouvelle OCM des aides à la prestation vinique (prévue en 2012), la suppression des aides au stockage à long terme pour les vins IGP et sans IG et la suppression des droits de plantation.
« Avec la suppression des prestations viniques, le coût de l’enrichissement va varier de un à trois entre le nord et le sud de la France, car les uns pourront utiliser du saccharose et les autres devront utiliser des moûts rectifiés », a expliqué Denis Verdier, président de la CCVF, le 8 juin à Paris lors de la présentation du congrès.

Prestation vinique
Les aides à la prestation vinique avaient pour fonction de corriger cet écart. Les coopératives espéraient une compensation de ces suppressions à travers les aides à la promotion et à l’investissement prévues dans la nouvelle OCM. Mais après avoir perdu quelque 17 millions d’euros lors de la campagne précédente faute d’avoir utilisé l’enveloppe de l’OCM dans les temps, la filière s’est précipitée cette année et le montant des projets d’investissement présentés dépasse l’enveloppe allouée pour toute la durée de l’OCM. La CCVF critique le manque de critères pour l’acceptation des dossiers et a demandé à FranceAgriMer de mener une expertise de l’ensemble des demandes.
Pour dénoncer les effets négatifs de la nouvelle OCM, la CCVF prépare une motion qui devrait être votée lors de son congrès. Des producteurs espagnols et italiens partageraient la même réflexion.

Répartition des aides PAC : ouvrir le débat
« La réforme de l’OCM vitivinicole a des conséquences catastrophiques pour la viticulture française », a déclaré Denis Verdier.
Il a rappelé la situation difficile dans laquelle se trouvent les entreprises de la filière, de la production à la distribution, en Languedoc-Roussillon et dans de nombreuses régions viticoles. Selon lui, la réforme ne fait qu’aggraver la situation. Quant à la suppression des droits de plantation, le président de la CCVF l’a qualifiée de « suicidaire ». Une opinion partagée par les autres pays viticoles d’Europe, a-t-il précisé
En revanche, Denis Verdier s’est dit satisfait de la loi de modernisation agricole (LMA). Le triptyque prévu par la loi, « observatoire des prix et des marges », « contractualisation avec fixation des prix » et « indicateur de tendances de cours » comme dans la filière laitière, lui semble de nature à éviter la spéculation. Il espère que la Commission européenne ne contredira pas la loi française et que d’autres pays apporteront leur soutien à la France sur la nécessité de réguler le marché. Enfin, il s’est montré favorable à une discussion sur la distribution des aides de la Pac et des droits à paiement unique.
« Les grandes cultures reçoivent 9 milliards d’euros d’aides Pac et la viticulture 260 millions d’euros sur toute la durée de l’OCM. Il faut ouvrir la débat sur l’après 2013 et discuter de la répartition des aides. Il me semblerait normal que, dans cette discussion, toutes les familles agricoles soient autour de la table », a t-il estimé.

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