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Les vignerons de Champagne opposés à l’idée de « crédits nature »

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Lors de sa Tournée vendange le 23 septembre à Passy-Grigny (Marne), le Syndicat des vignerons de la Champagne (SGV) a mis en garde contre de nouvelles surtranspositions concernant les pesticides. « La Commission européenne va revenir avec une nouvelle proposition de règlement phytos. Un risque existe de voir les États membres libres d’instaurer leurs propres règles », a estimé Pascal Bobillier-Monnot, directeur adjoint aux Affaires politiques. Et d’affirmer : « Tous les vignerons européens doivent être traités sur un pied d’égalité. Non aux surtranspositions ! » Le SGV s’oppose à toute « contrepartie » du type « crédits nature », auxquels Bruxelles a dit, le 13 septembre, réfléchir pour rémunérer les agriculteurs fournisseurs de services écosystémiques. « Les « crédits nature », sorte de subventions pour arrêter de produire, ne sont pas du tout adaptés à la viticulture », d’après lui.

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S’adressant aux parlementaires locaux venus à cette Tournée vendange, il a appelé de ses vœux « une réglementation réaliste et pragmatique » sur l’usage des phytos. Le projet de règlement pesticides, abandonné le 6 février par Bruxelles, « a beaucoup marqué les vignerons », considérant « des milliers d’hectares sur lesquels il serait impossible de produire ». Une nouvelle mouture avec une extension des ZNT (zones de non-traitement) est redoutée. Face à cela, le SGV oppose les efforts déjà consentis. Le vignoble revendique 68 % de surfaces certifiées (Viticulture durable en Champagne, Haute valeur environnementale, Agriculture bio), 50 % de réductions des intrants en quinze ans, l’interdiction d’herbicides de pré-levée dans l’inter-rang que l’Inao a validée le 11 septembre. « Nos efforts environnementaux sont anciens et nous souhaitons les poursuivre », souligne Pascal Bobillier-Monnot.

Le SGV opposé à une « contrepartie » du type « crédits nature »