a restauration hors domicile est la principale porte d'entrée des importations de poulet en France, a souligné 'Association de promotion de la volaille française (APVF), le 10 mars. Selon les professionnels, 87% de la iande de poulet consommée par ce secteur étaient issus des importations en 2012. Les volaillers français eulent en faire leur principal axe de travail pour 2015.
« Quand on mange des sandwichs, ou du snacking, la part de poulets issus des importations est phénoménale », a expliqué le président Roland Tonarelli, président de l'Association de promotion de la volaille française (APVF), le 10 mars lors d'une conférence de presse. En 2012, 87% de la viande de poulet consommée par la restauration hors domicile (RHD) provenaient des importations, contre 68% dans l'industrie et 13% en détail, selon les chiffres CIPC – Cidef – FranceAgriMer. Les importations proviennent d'Allemagne, des Pays-Bas et de Pologne, mais aussi du Brésil et de Thaïlande. L'association a décidé de faire de la restauration son axe de travail prioritaire pour l'année 2015. L'APVF va lancer, cette année, une étude des usages des produits de volailles en restauration. Une campagne de publicité dans la presse a été lancée dans les quotidiens nationaux, régionaux, la presse professionnelle et territoriale. Des kits de communication sur le logo volaille française (stickers, chevalets...) vont être proposés à la restauration commerciale.
Bataille industrielle
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La bataille est aussi industrielle. « Le prix est une clé d'entrée pour les abattoirs étrangers. La différence peut être de 10 à 15%, en fonction des périodes », explique Roland Tonarelli. Selon lui, les industriels français de la volaille étaient, ces dernières années, « focalisés sur le marché de la grande distribution ». Ils se tournent désormais, notamment depuis les problèmes rencontrés par la filière grand export, vers la RHD. Les résultats seraient déjà là. « Les patrons nous disent qu'ils sont dans une phase de reprise de parts de marché dans le secteur de la restauration », assure-t-il. Après avoir « appris à découper », l'industrie française de la volaille doit « apprendre à calibrer », explique Gille le Pottier, délégué général de l'interprofession de la dinde (Cidef). « Nous vendions jusqu'ici un étiquetage poids/prix, il faut que nous soyons capables à l'avenir de calibrer des portions, explique-t-il. La première exigence pour les producteurs, ce sera la standardisation ».
Alors qu'elle n'était que le 5e pays producteur européen en 2010, « la Pologne est en passe de devenir le premier pays producteur européen de volailles », a déclaré Gilles Le Pottier, délégué général de l'interprofession de la dinde (Cidef), le 10 mars, lors d'une conférence de presse de l'APVF (Association de promotion de la volaille française). En 2014, la France est toujours le premier producteur européen (1,824 Mt, en baisse de 2% par rapport à 2013) devant la Pologne. Mais la dynamique de la Pologne laisse penser qu'elle devrait rapidement passer en tête des pays exportateurs. Cette montée en puissance s'observe jusqu'en France, où les importations de viande de volaille polonaise ont progressé de 26% la même année à 5 000 tonnes, constate le Cidef. En 2014, la Pologne a contribué à plus du tiers de la croissance de la production européenne. « En Pologne, ils font 10 bâtiments identiques à la suite. C'est l'effervescence, décrit Gilles Le Pottier. C'est pour eux une façon d'occuper le territoire et de créer de l'emploi rapidement ».