Pour la première fois depuis plus d’un an, un foyer de peste porcine africaine (PPA) a été confirmé dans un élevage allemand, à l’est du pays, a annoncé l’Institut Friedrich-Loeffler (laboratoire national de référence) dans un communiqué le 6 juin. D’après le site Pig Progress, l’élevage est situé à Pasewalk, à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec la Pologne. Les 3 500 animaux de ce site d’engraissement devaient tous être abattus. La maladie a été détectée sur des animaux présentant des signes cliniques le 5 juin. « La cause exacte de l’introduction n’est pas encore claire », indique l’Institut Friedrich-Loeffler, notant l’absence d’« épidémie active chez les sangliers dans cette région ».
Il s’agit du neuvième foyer en élevage en Allemagne depuis l’arrivée de la maladie en septembre 2020 ; le dernier cas remontait à février 2023. Mais la maladie est restée très présente dans la faune sauvage, avec 266 cas recensés depuis le 1er juillet 2023. « Tous se concentrent dans une zone située à la frontière germano-polonaise du Brandebourg et de la Saxe », note la plateforme française Épidémiosurveillance en santé animale. Et de préciser que « la pression se maintient à un niveau élevé au nord en Pologne à la frontière avec le Mecklembourg-Poméranie ». La Pologne compte 23 foyers en élevages et 1 678 en faune sauvage.
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Dans son bulletin du 10 juin, le Centre de développement du porc du Québec (CDPQ) note que « ces nouveaux cas de PPA pourraient compromettre l’issue des discussions prévues prochainement entre l’Allemagne et la Chine » sur le zonage. Un accord de zonage (ou régionalisation) permet à un pays de continuer à exporter en provenance des zones indemnes. Depuis la PPA, l’Allemagne n’exporte plus de porc vers la Chine.