Pour valider son choix de mieux définir l’appellation montagne, et notamment les conditions de production qui donneraient lieu à cette dénomination, l’UE a commandé une vaste étude* sur cette agriculture particulière.
L’agriculture de montagne est particulière, pour être uniquement définie par des contraintes géographiques, altitude et pente. Elle est particulière aussi pour être très diverse d’un pays de l’Union à l’autre, plutôt portée sur les cultures pérennes et l’élevage au Sud, sur les cultures annuelles au Nord. Particulière parce qu’elle pèse beaucoup, ou non, dans la production agricole du pays, jusqu’à plus de 38 % en Autriche à 1,42 % en Pologne. Elle est enfin particulière parce qu’elle est porteuse de grandes disparités à l’intérieur même des territoires nationaux, selon la taille des exploitations, forcément différentes de celles de plaine, parfois développées sur des surfaces plus restreintes (de la Bulgarie avec un ratio de 4,74 à la France, 1,18) ou inversement sur les surfaces plus importantes comme en Autriche (20,1 ha contre 18,6 en plaine ou en Slovaque avec 35,5 ha en montagne pour 25,3 ha en plaine). Globalement, les terres des montagnes européennes sont occupées par des prairies permanentes (59 %), les terres arables occupant 32 % de la SUA restante et les cultures pérennes 9 %.
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