Après avoir négocié pendant plusieurs mois avec les services du ministère de l’Agriculture et les compagnies d’assurance, l’Association générale des producteurs de lin (AGPL), a mis au point un double barème indemnitaire, qui devrait rendre l’assurance-récolte plus incitative, a-t-elle indiqué le 23 octobre. Ce nouveau dispositif comprend un barème socle, basé sur les coûts de production nationaux historiques, et un barème prix de vente basé sur les prix historiques relevés sur les marchés. Les règles sont les suivantes, explique l’AGPL : « Si le capital assuré par l’agriculteur est inférieur à 2 465 €/hectare, il touche une subvention de 65 % de la prime d’assurance ; si le capital assuré est supérieur à 3 961 €/hectare, il touche une subvention de 65 % de la prime d’assurance à concurrence des 2 465 €/hectare et une subvention de 45 % entre ce barème et à concurrence des 3 961 €/hectare. Le capital assuré ne pourra être supérieur au barème prix de vente de 3 961 €/hectare que si l’agriculteur peut justifier de ce prix de vente réel (contrat) auprès de la DDTM. »
Les nouveaux barèmes « ne visent pas à garantir un revenu mais avant tout à couvrir les charges engagées par le producteur, lui permettre de poursuivre son activité et de relancer un cycle de production en cas de sinistre », explique l’AGPL. Jusque-là, moins d’un liniculteur sur quatre y souscrit « alors que la culture du lin est fortement soumise aux aléas climatiques ». Les barèmes indemnitaires nationaux, toutes cultures confondues, qui viennent d’être validés et rendus publics par le CNGRA (Conseil national de gestion des risques agricoles) pour une mise en application sur les récoltes 2020, ont été une bonne occasion pour l’AGPL de mettre au point le nouveau système. Le lin textile, cultivé par environ 5 500 producteurs, entre dans l’assolement des grandes cultures sur la façade nord-ouest de l’Hexagone.
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Moins d’un liniculteur sur quatre y souscrit