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« Lait scolaire » L’industrie se félicite de l’élargissement de la liste des produits éligibles

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L’European Dairy Association (EDA) se félicite de l’intention de la Commission européenne d’étendre la liste des produits laitiers éligibles du programme communautaire « Lait aux scolaires » aux laits fermentés avec fruits et aux laits fermentés aromatisés. C’est ce qu’a indiqué à Agra alimentation le secrétaire général du lobby laitier européen, Joop Kleibeuker. Dans le cadre de la révision en cours du programme « lait scolaire», la Commission européenne envisage en effet d’élargir la gamme des produits laitiers éligibles à un financement après consultation avec le Conseil des ministres de l’UE et le Parlement européen. Le comité de gestion « lait et produits laitiers » de l’UE a déjà marqué son accord et Bruxelles compte présenter une proposition en bonne et due forme début juillet prochain.

Nous avons été critiqués dans le passé pour avoir accordé les plus grandes subventions aux produits laitiers les plus riches en matière grasse. Ce ne sera désormais plus le cas. La subvention sera la même que le produit soit faible ou riche en matières grasses et les nouveaux produits éligibles comprendront également des fromages à faible teneur en matière grasse. La main sur le cœur, les responsables de l’unité “lait et produits laitiers” de la DG Agri nous affirment que la Commission « veut vraiment encourager les enfants à consommer des produits laitiers sains dans le cadre d’une alimentation équilibrée ». Ils précisent que c’est suite à une demande du Parlement européen d’élargir la gamme de produits laitiers éligibles à une subvention dans le cadre du programme « Lait scolaire », que la Commission va proposer également d’ajouter des fruits aux produits laitiers. « La Commission a estimé que des produits tels que les yaourts aux fruits sont le meilleur choix à la fois pour augmenter la gamme des produits éligibles mais également pour maintenir une alimentation saine ». Pour ceux qui objecteraient que l’inclusion de produits laitiers contenant des fruits ne peut se faire qu’en ajoutant du sucre, la Commission a trouvé la parade en limitant cette adjonction à 7 % au maximum de la composition totale du produit. « C’est un niveau d’adjonction de sucre plus faible comparé aux produits typiques que l’on peut acheter habituellement dans les supermarchés », soulignent les responsables de la DG Agri. Interrogés à ce propos, les représentants de l’industrie laitière européenne préfèrent éluder : « Nous n’avons pas pris position en ce qui concerne la teneur en sucre des produits éligibles étant donné les grandes différences qui existent entre Etats membres dans les produits mis sur le marché. Certains ont des taux de sucre qui vont au-delà de 10 %, d’autres sont en dessous de 7 % », nous a affirmé Joop Kleibeuker.

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Le secrétaire général d’EDA s’enorgueillit par ailleurs d’avoir obtenu de la part de la Commission que le drapeau étoilé européen ne soit pas reproduit sur chaque produit laitier distribué à titre de promotion dans les écoles, comme elle l’avait souhaité, « ce qui aurait nécessité des productions différentes alors que ce sont les mêmes produits qui sont distribués dans les écoles et dans les supermarchés ». Celui-ci a également fait part à la Commission des réticences de l’industrie concernant les nouvelles dispositions administratives, de contrôle et de sanctions, « qui étaient contraires à l’exercice de simplification en cours actuellement, et qui risquaient de nuire au caractère attractif et au succès du programme ». Apparemment avec un certain succès puisque, selon EDA, « les propositions révisées et adoptées par la Commission auraient été améliorées dans ce sens ».