Abonné

Lisaqua cherche entre 15 et 20 M€ pour élever ses crevettes à grande échelle

- - 2 min
Lisaqua compte commercialiser ses crevettes élévées en région parisienne. Crédits : © jackmac34/Pixabay

La start-up Lisaqua maîtrise suffisamment la production de crevettes en bassins pour lancer sa première ferme en Seine-et-Marne. Et pour alimenter ses prochains projets, elle lève des fonds auprès d’investisseurs, dont certains sont déjà au tour de table.

Lisaqua passe à l’échelle industrielle et, pour y arriver, la société présidée et cofondée par Gabriel Boneu a besoin de nouvelles ressources financières. « Nous sommes en train de mener une levée de fonds entre 15 et 20 millions d’euros sous forme d’une augmentation de capital, auprès de nos actionnaires historiques et de nouveaux investisseurs », indique Gabriel Boneu, à l’occasion du Salon LFDay (La Ferme digitale) le 21 mai 2024.

Lire aussi : Lisaqua élève des gambas en circuit fermé et valorise leurs effluents

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Cet apport de capitaux va permettre de boucler le financement de la ferme aquacole prévue en Seine-et-Marne et dont « la construction va débuter à l’été 2024 pour être opérationnelle à la mi-2025 », indique Gabriel Boneu. Cette ferme qui doit atteindre une capacité de production annuelle de 100 tonnes de crevettes représente un investissement de plusieurs millions d’euros. Les bassins utiliseront la chaleur fatale dégagée par un incinérateur (et donc bon marché) pour réchauffer l’eau des bassins nécessaire à l’élevage des crevettes qui sont élevées habituellement en zone tropicale.

Crevettes élevées au plus près des consommateurs

Lisaqua affirme avoir passé les principales étapes nécessaires pour pratiquer l’élevage à grande échelle de crevettes tropicales en bassins chauffés, et qui peuvent donc être implantés en France sous un climat tempéré. La levée de fonds va ainsi permettre de concrétiser l’extension de la ferme de Seine-et-Marne, puis de créer un réseau de fermes aquacoles en France. « 50 projets sont à l’étude et deux projets sont en cours de développement pour être déployés en France d’ici 2027 », indique Gabriel Boneu. La capacité annuelle cumulée des différentes fermes prévues par la société doit atteindre 10 000 tonnes à l’horizon 2030.