Banderoles, pneus, bottes de foin et têtes de sangliers : la Coordination rurale (CR) 17 (Charente-Maritime) a ciblé les locaux de l’Office français de la biodiversité (OFB), du député écologiste Benoît Biteau, et de deux associations de défense dans le département, la LPO et FNE, dans la nuit du 10 au 11 décembre. « Politiques/Écolos, attaquez-vous aux vrais problèmes », peut-on par exemple lire sur une bâche tendue à l’entrée des bureaux de l’OFB, dont la CR demande la disparition, selon une photo du journal Sud-Ouest. « Nous sommes tous B. Venteau », sur une autre déployée devant le siège de la LPO à Rochefort. Bertrand Venteau, élu en novembre à la tête du deuxième syndicat agricole, fait l’objet d’une enquête pour « provocation publique non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit » après avoir déclaré vouloir « faire la peau aux écolos » lors du congrès du syndicat en novembre dernier.
« Tags injurieux, dépôt de pneus ou de ballots de paille surmontés d’une tête de sanglier décapitée : nous dénonçons fermement des pratiques d’intimidation inacceptables et indignes», a réagi la LPO dans un communiqué. « Ces actes de vandalisme et d’intimidation sont inacceptables. La LPO est un acteur majeur de la protection de la biodiversité : aucune colère ne justifiera jamais la violence. La responsabilité, c’est le dialogue, jamais les menaces », a réagi Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, sur le réseau social X. Pour rappel, la section charentaise de FNE et la LPO étaient à l’origine du recours administratif qui a entraîné, fin 2024, la suspension de quatre réserves d’irrigation pour l’agriculture, dont celle emblématique de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres voisines de la Charente-Maritime, car elles menacent la survie d’une espèce d’oiseau protégée.
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KC