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Loup : controverse autour du transfert d’une louve de Normandie vers les Alpes

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Selon Ouest-France, une louve capturée involontairement en Normandie a été relâchée « dans les Alpes » le 15 mai, provoquant la colère des ONG environnementales et des éleveurs alpins. Le 10 mai, la louve avait « été retrouvée vivante dans un piège destiné aux renards à Saint-Pierre-des-Jonquières », indique la préfecture de Seine-Maritime dans un communiqué. Après avoir confirmé son « bon état de santé » et l’avoir équipée d’un collier GPS, les agents de l’OFB l’ont relâchée « dans l’arc alpin ». Une zone choisie « selon plusieurs critères », explique la préfecture : « Éloignement des zones habitées et des infrastructures de transport, réduction des interactions avec les activités humaines, présence d’un habitat favorable à l’espèce concernée et prise en compte des enjeux agricoles locaux. » Une analyse contestée par la FRSEA et les JA de Paca : dans un communiqué du 18 mai (partagé par la FDSEA des Savoie), les syndicats disent « non à la transformation de l’arc alpin en sanctuaire lupin, sous prétexte qu’il serait une aire de colonisation historique ». Et de prévenir : « Nous userons systématiquement de tous les moyens syndicaux et légaux à notre disposition pour empêcher un relâcher dans les Alpes à chaque fois que d’obscures associations opéreront un chantage médiatique ».

De son côté, FNE – qui a saisi le tribunal administratif de Rouen avec d’autres ONG – rappelle que, « selon les dispositions légales, la louve aurait dû être secourue puis relâchée immédiatement ». Le transfert, effectué sous « la pression de certains syndicats agricoles », « compromet tout simplement sa survie », estime l’association. L’opération menace aussi « l’implantation du loup en Normandie puisqu’à ce jour, seule cette femelle y a été observée », selon un communiqué de FNE et de plusieurs autres ONG.

YG

La seule louve observée en Normandie, selon les ONG