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Loup : les textes de la loi d’urgence mis en consultation

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En application de la loi d’urgence agricole, deux arrêtés sur la gestion du loup sont en consultation. Principale nouveauté : le relèvement temporaire du plafond serait réservé aux départements sous « pression de prédation ».

Le gouvernement a mis en consultation, jusqu’au 22 novembre, un projet d’arrêté fixant le plafond annuel de destruction de loups. Principale nouveauté de ce texte prévu par la loi d’urgence agricole : en cas d’atteinte du plafond avant la fin de l’année, le préfet coordonnateur pourra décider la poursuite de tirs jusqu’à « 2 % de l’effectif moyen de loups » dans les départements subissant une « pression de prédation ». Une telle possibilité existe déjà dans le cadre actuel, mais de manière uniforme au niveau national ; la ministre de l’Agriculture a d’ailleurs annoncé début octobre son activation.

Selon le projet de texte, « la pression de prédation est estimée au regard du nombre d’attaques constatées en comparaison avec les années précédentes ». En février, le gouvernement avait fait passer le plafond à 21 % de la population lupine estimée (contre 19 % auparavant) ; ce niveau est maintenu par le futur texte (et pourra donc être porté à 23 % en ajoutant les tirs supplémentaires dans les départements sous « pression de prédation »). À partir de 19 %, le texte prévoit, comme actuellement, des « mesures de freinage » pour éviter d’atteindre le plafond trop vite. Pour 2026, le plafond se situe à 227 loups, et 219 ont déjà été abattus au 3 novembre, selon les chiffres officiels.

Report de tirs et lunettes nocturnes

Par ailleurs, comme annoncé par Annie Genevard fin septembre, l’arrêté en consultation introduit le report de tirs d’une année sur l’autre quand le plafond n’est pas atteint. Cette nouvelle disposition – qui ne concernerait qu’une poignée de loups par an – sera soumise à une condition : que « la population estimée [n’ait] pas baissé par rapport à la précédente estimation ». Par ailleurs, le texte inscrit dans le marbre la méthode de comptage de la population de loups (CMR, pour « capture-marquage-recapture »), ainsi que le calendrier de publication, « quelques mois après le recueil en période hivernale des échantillons analysés, soit en fin d’année ».

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Enfin, un second arrêté a été mis en consultation, aussi jusqu’au 22 novembre : il s’agit de celui « définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction ». Également prévu par la loi d’urgence, cet arrêté-cadre détaille notamment les procédures de tir, introduisant quelques assouplissements, mais sans changement majeur. Le principe reste celui de tirs autorisés sur simple déclaration, déjà en vigueur depuis février. Le texte précise aussi les conditions dans lesquelles les éleveurs pourront utiliser les lunettes de visée nocturnes.

YG

219 loups déjà abattus au 3 novembre, sur un plafond de 227