Les indemnisations pour des dégâts causés par le loup continuent d'augmenter en France (+25%). Le nombre de départements concernés par ces indemnisations (25) a augmenté par rapport à 2013 et 2012. La Confédération paysanne manifestait, le 29 janvier, à Lyon, pour questionner la légitimité du statut d'espèce protégée du loups.
En 2014, le montant des indemnisations de dommages causés par des loups sur les troupeaux domestiques a atteint la somme de 2,497M€, en hausse de 25% par rapport à 2013, constate la mission Loups (Dreal et la DDTM Rhône-Alpes), dans sa dernière lettre d'information parue fin janvier. Cette hausse est due à l'augmentation de 16,3% du nombre de constats indemnisés (2172 constats) et à la hausse de 32,4% du nombre de victimes indemnisées (8226 victimes). Le nombre de départements concernés progresse. En 2014, les indemnisations concernent 25 départements, contre seulement 21 en 2013 et 15 en 2012. Les départements les plus touchés, en termes de victimes constatées, sont les Alpes-de-Haute-Provence (1314), les Alpes-Maritimes (2810), l'Isère (1046) et le Var (1090).
15 loups prélevés en 2014
En juin, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, avait relevé le quota français de prélèvements du loup, de 24 à 36 individus par an, et annoncé la signature mi-juillet d'un autre arrêté donnant plus de souplesse aux préfets pour combattre le loup dans les régions les plus touchées. 416 autorisations pour des tirs de défense ont été délivrées, 50 pour des tirs de défense renforcée et 41 pour des tirs de prélèvement. Malgré cela, seuls 15 loups ont été prélevés durant l'année (sept en 2013).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La Conf' manifeste à Lyon
Le 29 janvier, une trentaine d'éleveurs de la Confédération paysanne ont occupé la direction régionale de l'environnement (Dreal) à Lyon. Ils souhaitaient questionner « la légitimité du statut d'espèce protégée du loup ». Ils ont été expulsés de la préfecture après une heure et demi d'occupation, rapporte le syndicat dans un communiqué, qui se félicite d'avoir obtenu un rendez-vous avec le conseiller de la ministre de l'Ecologie en charge du dossier loups.
Dans une lettre ouverte diffusée le 29 janvier, la Fédération des associations de bergères et bergers de France (FABBF) constate que certains salariés et éleveurs-bergers « commencent à déserter les montagnes et d'autres milieux naturels, qui par conséquent, se dégradent ». En cause, la présence de grands prédateurs, loups et ours sur ces territoires. Les bergers disent « la détresse, de l'incompréhension, la perte de confiance... » qu'ils subissent face à cette situation. Ils demandent notamment à pouvoir être présent dans « les commissions traitant de la prédation », et de « travailler à une gestion plus intelligence, rapide et efficace des prédateurs lorsqu'ils s'attaquent aux troupeaux ».