Dans un communiqué du 29 septembre, Euralis (Pyrénées-Atlantiques) alerte sur des rendements de maïs 2025 dans sa zone d’influence « historiquement bas » dans les parcelles non irriguées et semées tardivement. « Sur les parcelles de maïs non irriguées, semées tard, les prévisions sont très mauvaises : de 30 à 50 q/ha », déplore le groupe coopératif. L’été s’est avéré particulièrement chaud et sec, dégradant les potentiels des cultures. Bien entendu, toutes les parcelles ne sont pas logées à la même enseigne. Celles semées tôt devraient mieux s’en sortir. Euralis rappelle que les travaux d’emblavement ont débuté exceptionnellement tôt : « La moitié de la sole de maïs a été semée au 10 avril. C’est un record en termes de précocité et cela a été rendu possible par la météo favorable à cette période », précise la coopérative. La première moitié des tonnages devrait donc être récoltée en septembre et octobre « dans de bonnes conditions ». Mais, par la suite, les pluies entre mi-avril et fin mai ont retardé les travaux, et les cultures ont subi de plein fouet le manque d’eau et les fortes températures de l’été.
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En plus de volumes décroissants, les agriculteurs subissent la faiblesse des prix, plombés par la concurrence internationale. L’annonce d’Euralis confirme ce que les services statistiques du ministère de l’agriculture (Agreste) indiquaient à la mi-septembre dans son rapport mensuel. Il indiquait un net repli annuel de la productivité en Occitanie, mais aussi en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Pays de la Loire. En moyenne, le rendement national 2025 est espéré à 85,3 q/ha, contre 93 q/ha en 2024. De son côté, le bulletin hebdomadaire Céré’Obs du 27 septembre (élaboré par FranceAgriMer) estimait que la récolte française était achevée à 14 % en semaine 38, contre 1 % l’an dernier à pareille époque. Les conditions de cultures sont bonnes à très bonnes dans seulement 62 % des cas (79 % en 2024).