Dans un communiqué du 18 mai, la Coordination rurale indique que, « partout en France », certains de ses militants sont « convoqués et auditionnés dans les gendarmeries pour leur participation aux manifestations agricoles de la fin d’année ». Dénonçant « un véritable acharnement politique et syndical », le syndicat « refuse cette intimidation » de la part de l’État. Fin 2025 et début 2026, des manifestations agricoles se sont tenues dans toute la France. D’abord dirigé contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) par le gouvernement et contre l’accord UE-Mercosur, ce mouvement s’est rapidement étendu à d’autres revendications plus habituelles (charges, eau, moyens de production, etc.). « Mais qu’a fait la Coordination rurale, sinon porter la colère et le désespoir d’un monde agricole abandonné ? », s’interroge le syndicat. Parmi les nombreuses actions menées par l’ensemble des organisations syndicales, plusieurs à l’initiative de la CR ont donné lieu à des débordements : barrages forcés en Île-de-France, heurts autour de la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, échauffourées à Toulouse. Par ailleurs, sans lien avec les manifestations, le président de la CR Bertrand Venteau comparaîtra en septembre devant la justice pour des menaces de mort prononcées contre « les écolos ».
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